Pêche thonière

Madagascar, Kenya et Tanzanie remplissent les critères de conformité

Va pour la lutte contre la bonne gestion thonière. L’espèce « thon », une espèce migratrice est difficile à gérer dans la zone d’intervention de la Commission de l’océan Indien. Voilà pourquoi les systèmes statistiques et d’informations ont été développés dans les pays membres en vue d’une gestion durable de la pêche thonière.

Au cours de la onzième session de la réunion du Comité d’application de la Commission thonière de l’océan Indien (CTOI) qui s'est tenue à Colombo, au Sri Lanka début juin, Madagascar, le Kenya et la Tanzanie ont présenté des résultats probants répondant aux critères de conformité stipulés par la CTOI. Ces critères reposent particulièrement, entre autres, sur la conservation, le transbordement en mer et le plan de développement des flottes.

De 2011 à 2013, les trois pays se sont démarqués en effectuant un bond hors du commun pour avoir enregistré une moyenne de 61% à 75%. En ce qui concerne le degré de conformité, Madagascar est passé de 17% à 75% tandis que le Kenya et la Tanzanie ont respectivement atteint les caps de 61% et 44% en partant d’un seuil minimum de 8% et 7%. « Ces résultats sont très impressionnants. L'un des principaux défis de la durabilité de la pêche au thon est d'assurer un niveau élevé de conformité et nous sommes heureux d'avoir pu aider la région à atteindre ces très bons scores. Un niveau élevé de conformité est la clé de la lutte contre la pêche illégale et ses effets néfastes », félicite Dominique Gréboval, chef du Programme SmartFish.

 

Patrouille

La CTOI compte trente-et-un pays membres. Ce qui signifie que l’étendue de la zone d’intervention du Programme SmartFish ainsi que la Zone économique exclusive (ZEE) de chaque nation sont tellement vastes que le programme doit renforcer les capacités de chaque pays en matière de contrôle des zones de pêche. La CTOI a déjà prodigué des formations sur le système d’information et de statistiques qui concourent à la transparence et la bonne gouvernance de la filière.

Jusqu’à la fin de l’année 2017, le programme entend optimiser la mission de surveillance en mettant en avant une patrouille conjointe visant à éradiquer la pêche illégale. Selon les informations, des flottes étrangères rôdent dans les zones de la COI, capturent des thons et se consacrent à des activités illicites, donc non réglementées et non déclarées. Elles épuisent les ressources des ZEE alors que leurs prises pourraient engendrer des revenus inestimables aux pays membres de la CTOI.

Lalaina Randrianjaka, inspecteur des pêches, explique que la patrouille s’acquitte d’un lourd devoir au moment du contrôle. « Cela prend du temps car nous devons vérifier l’autorisation de pêche, le permis de collecte. Le travail devient de plus en plus difficile devant la barrière linguistique parce que certains Asiatiques refusent de répondre au signal radio et quand leurs papiers ne sont pas en règle, ils ne parlent ni français, ni anglais », résume-t-il.

 

Farah Randrianasolo

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site