Neuf mois de nettoyage et de curage dans la capitale

Acta no verba. L'assainissement des canaux d'Antananarivo s'opère lentement. Plus d'un se demandent la manière dont l'Autorité pour la Protection contre les Inondations de la Plaine d'Antananarivo (APIPA) utilisera l'enveloppe d'une valeur de Ar 1,8 milliard octroyée par l'Union européenne. Les usagers des axes Ampefiloha, 67 hectares, Andrefan'Ambohijanahary remarquent la prolifération d'une plante envahissante et se demandent quand celles-ci vont disparaître. Cela fait un mois que les habitants environnant des sites concernés se mobilisent pour la désinfection des canaux par le biais du système de Haute intensité de main d'oeuvre (HIMO) mais compte tenu de l'envergure du travail à effectuer, l'enlèvement de cette plante demande plus de temps . Le directeur de l'Autorité pour la Protection contre les Inondations de la Plaine d'Antananarivo (APIPA), Philippe Rateloson, clarifie que le nettoyage passe avant tout curage. "Il existe quatre lots de canaux dont le canal Andriantany, la branche C3, le GR et les bassins stabilisateurs d'une superficie totale de 105 hectares à savoir le Marais Masay, le lac Anosy et deux bassins sis à Andrefan'Ambohijanahary. Ces bassins stabilisateurs retiennent les eaux de pluie, les eaux déversées par les canaux et assurent l'é'quilibre de la hauteur de l'eau. L'Apipa n'a pas le droit de faire un recrutement et nous avons lancé un appel à l'endroit des entreprises pour prendre en main le recrutement des personnes intéressées par l'assainissement. il leur appartient, de ce fait, d'engager la main d'oeuvre et si les habitants environnant des sites s'adhèrent pas à la cause, les entreprises sont libres d'engager d'autres personnes", argue-t-il. L'envergure des travaux est énorme que l'appel ne se limite pas à une seule société. À titre d'exemple, le canal C3 mesurant douze kilomètres partant du Cenam jusqu'à Ambodivonikely n'est pas une mince affaire et son nettoyage conduit à une ressource conséquente. Les travaux qui dureront trois mois s'enchaîneront par un curage de fond qui s'étalera sur une période de cinq à six mois. Pour le curage, l'enlèvement de la boue nécessitera un moyen mécanique.

 

Nature

Certes, l'espèce invasive gêne la vue, mais elle peut être retirée à tout moment. Seulement, elle se multiplie très rapidement et une toute petite plante bien arrosée devient géante et obstruent les canaux. Bred, une caprice de la nature. "Il s'agit d'une plante qui pousse pendant toute l'année. Elle provient des étangs en amont. Les eaux de pluies la drainent par la suite dans les caniveaux. Lorsqu'elle atteint les étendue d'eau, elle croit considérablement et vous verrez que lorsque la saison s'achève, elle cesse de couvrir ces zones", explique Philippe Rateloson. Devenue un fléau, la jacinthe d'eau s'avère une menace non seulement pour les espèces vivant dans le milieu aquatique mais constitue un obstacle pour la salubrité urbaine. Toutefois, cette plante ayant la capacité de pousser entre deux à cinq mètres par jour fait le bonheur de certains tireurs de charrette qui livre plusieurs pieds à différents clients. Cette plante verdoyante se transforme par la suite en aliment du bétail.

D'autres déchets submergent dans les jacinthes d'eau. Ceux-ci découlent de l'acte volontaire ou irréfléchi de la population. La réduction de la pollution urbaine dépend alors de la conscience de tout un chacun à vouloir préserver la propreté de son entourage en respectant aussi l'espace d'autrui.

 

Farah Randrianasolo

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×