Les poteaux chinois éclairent les zones d'ombre des Malgaches

Et la lumière fut. Depuis longtemps, la digue reliant Ampasika et Anosizato était dans l'obscurité. Grâce à une coopération sino-malgache, l'éclairage solaire illumine cet axe parfois dangereux. Le projet de mettre en place un système d'éclairage solaire, était en gestation en 2013. Le gouvernement chinois, le ministère de l'Énergie et le département des infrastructures de la commune urbaine d'Antananarivo (CUA) ont étudié sa faisabilité à Madagascar et il en est ressorti qu'au total 600 poteaux seront installés à Antananarivo, à Vatomandry et à Mahanoro.

Les 160 poteaux, avec un intervalle de vingt-cinq mètres, destinés à Antananarivo éclairent déjà le quartier d'Anosipatrana et la route-digue il y a trois jours. Chaque poteau, indépendant des autres, s'allume tout seul avec un mécanisme d'horloge réglé à l'avance qui déclenche la lumière. « Chaque plaque solaire puise l'énergie dans la journée et l'emmagasine dans une batterie qui se trouve sous la dalle. À une heure précise, toutes les ampoules s'allument et offrent la clarté aux usagers des routes », clarifie le directeur des Travaux et de la maintenance des infrastructures (DTMI) de la CUA, Zo Christian Andriantsilavo. Bon nombre de personnes se plaignent du matériel de fabrication chinoise. Or, chaque outil a une durée de vie et toute longévité dépend aussi des caprices des intempéries.

 

Entretien

Si les Chinois nous ont offert cet éclairage, c'est pour nous servir. Il appartient ainsi à la population d'en prendre soin car il s'agit d'un cadeau exceptionnel, un bien commun précieux qui avantage les riverains et tous les utilisateurs sans exception. Des techniciens chinois transfèrent leurs compétences aux techniciens locaux qui prendront le relais pour entretenir ces nouvelles infrastructures.

Zo Christian Andriantsilavo critique l'agissement de certaines personnes qui volent les lampes et les câbles et qui ne se rendent pas compte que la CUA en supporte les frais et doit toujours régler les factures d'électricité à la Jirama. « Nous aimerions attirer l'attention des automobilistes qui empruntent ces voies. Si jamais ils commettent un accident, ils devront accepter d'assumer leur part de responsabilité et payer les frais », insiste-t-il.

Dans plusieurs quartiers de la capitale, l'éclairage fait défaut car des personnes malveillantes dépouillent les biens communs en laissant le voisinage dans le noir, ce qui favorise l'insécurité dans les ruelles, entre les rangées des cités et également sur les grandes artères. La DTMI travaille sans relâche pour permettre aux citoyens d'accéder aux infrastructures de base.

 

Farah Randrianasolo

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