La planète surchauffe

Les yeux du monde entier sont actuellement rivés sur la 17ème Conférence des Parties ou COP 17 qui se déroule à Durban.

A l'heure où les décideurs cogitent sur les stratégies de réduction de l'émission des gaz à effet de serre, la planète expérimente déjà la calamité du réchauffement. Prévu atteindre l'objectif de 2°C, le niveau s'élève pourtant et dépasse la prévision. Cette température avoisine 3,5°C, d'après les études. Cette hausse signifie déjà que le monde s'expose à des risques aux coûts exorbitants si les gouvernements décident de lancer le défi par rapport à l'atténuation et à la réduction des impacts du changement climatique. Un rapport émet que les émissions globales en 2020 s'évalueraient à 55 milliards de tonnes de gaz carbonique. Avec une telle vitesse, il se pourrait que les pays signataires du Protocole de Kyoto faillent à leur engagement. Quoiqu'il en soit, six pays ont développé leur plan d'action pour la réduction de carbone appelé « Low Carbon Action Plans » (LCAPs), à savoir le Brésil, l'Afrique du Sud, Le Royaume Uni, le Mexique, l'Ecosse et l'Allemagne. Ces Etats témoignent ainsi de leur volonté politique à vouloir avancer dans le processus de réduction de l'émission des gaz à effet de serre.

Engagement de Madagascar

Qu'en est-il de Madagascar ? Des représentants du pays assistent à cette réunion, mais l'on ignore encore les aboutissements de leurs interventions respectives. Les résultats de l'Enquête Périodique auprès des Ménages 2010 (EPM 2010) dévoilent que 86,9% des ménages ruraux recourent aux bois ramassés, contre 45% des ménages urbains. 8,7% des ruraux, par ailleurs, utilisent du charbon contre 47,1% des citadins. Compte tenu du prix élevé d'une bouteille de gaz, cette enquête relate que 2 ménages sur 1 000 utilisent le gaz comme combustible de cuisine. Le recours au bois de chauffe pousse les populations à abattre davantage de forêts. Apparemment, des associations et organismes non gouvernementaux, appuyés par des organismes internationaux, mènent des actions concrètes pour la conservation de la biodiversité, étant donné que les forêts malgaches sont de bons puits de carbone. Les programmes et les projets se concentrent actuellement sur la participation des communautés de base, les premiers bénéficiaires des produits forestiers. Il leur appartient également de pérenniser les actions de conservation de manière à ce que les descendants héritent des ressources naturelles laissées par leurs ancêtres.

Farah

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