Écotourisme

Les baleines à bosse en vedette au festival de Sainte-Marie en 2015

Neuf jours pour apprécier les baleines à bosse à Sainte-Marie. Du 4 au 12 juillet 2015, l'îlot Madame abritera un événement axé sur la protection des mammifères marins et la promotion de l'écotourisme via le "Festival des baleines", dont le parrain n'est autre que Julien Lepers, également parrain de l'association Cétamada. L'Office national du tourisme, l'Office régional de Sainte-Marie ainsi que leurs partenaires réservent une année entière pour le préparer et promettent une fête inédite, dont les retombées iront directement à la population.

Cette île est reconnue comme étant le cœur des Iles Vanille et de l'Est de l'Afrique, parce que les baleines la choisissent en tant qu'endroit privilégié pour leur reproduction. Il y a plusieurs années, plus de 200 000 individus ont été repérés dans la zone de Sainte-Marie, mais aujourd’hui, on y compte près de 60 000 baleines. Une commission baleinière existe dans le monde et elle ne donne aucune autorisation sur la chasse, alors que des Asiatiques n'arrêtent pas de poursuivre les cétacés jusqu'en Antarctique.

"On dit que les chasses discrètes sont faisables à des fins scientifiques et les Japonais en profitent pour tuer les baleines en inscrivant 'recherches scientifiques' sur leurs bateaux", dénonce Henry Bellon, président de Cétamada. Il précise que le festival coïncidera avec un événement scientifique qui marquera l'ouverture d'un centre de recherche océanographique. Son association s'est vouée à la mission de protéger les cétacés et leur habitat, de rehausser l'écotourisme, les recherches scientifiques et l'éducation environnementale.

 

Surveillance

En principe, les baleines à bosse fréquentent Sainte-Marie entre juin et septembre. Elles quittent ce sanctuaire pour repartir dans la zone antarctique à plus de 6 000 kilomètres de la Grande île. Cétamada développe la méthode "Balise et acoustique pour l'observation de baleines" (BAOBAB) en plaçant des "tags" dans la graisse des cétacés. "Cela nous permet de suivre leur déplacement et des les identifier", signale Henri Bellon.

L'association ambitionne de créer une synergie avec les îles de l'océan Indien et des pays du Sud de l'Afrique en vue d'échanger les travaux et les bases de données concernant les cétacés. Pour réussir la mission d’écotourisme, l'association renforce l'éco-volontariat qui consiste à former des guides spécifiques dans l'exploration marine. "Les étudiants en biologie marine composent la majorité des guides. Ils se consacrent à ce que nous appelons 'participation scientifique' en collectant des données en mer et en assurant l'animation touristique et scientifique", conclut-il.

 

Une île, un jardin, une histoire

Cette île, étiquetée hostsopt mondial, est qualifiée d'authentique et spéciale d'après Julien Lepers. Sainte-Marie décrit l'Eden de Madagascar avec ses orchidées, son massif forestier et ses lagunes. Elle possède également une histoire enrichie par la culture, l'art culinaire et le fait qu'elle est un ancien repère des pirates abritant sous ses eaux, sept épaves de navires ayant sombré voilà deux cents ans.

 

Farah Randrianasolo

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