Développement durable

Remplacer les mots par les actions

"Élevez votre voix, pas le niveau de la mer." Tel est le thème de la Journée mondiale de l'environnement (JME). Dans le contexte actuel tant au niveau mondial que national, si le niveau de la mer augmente, c'est que le réchauffement de la terre est de plus en plus intense et cela remonte à la source : le Changement Climatique (CC). Cette préoccupation planétaire engendre plusieurs menaces pour l'humanité et tout le monde élève la voix pour que des actions concrètes remplacent les longs discours, les ateliers et conférences.

« Nous incitons les gouvernements à appliquer les lois régissant les exploitations des richesses naturelles. Les parties se réunissent tous les ans pour discuter des enjeux, des avantages à donner au pays du Sud alors qu'elles sont incapables de forcer les pays pollueurs à honorer un engagement. Les pays industrialisés se développent, émettent les gaz à effets de serre, mais pourquoi cherchent-ils à compenser leur pollution en contractant avec les pays moins avancés ? Il faut que les parties contraignent les pays pollueurs à trouver des moyens d'aménager des espaces verts chez eux, lesquels ont séquestré leur carbone. On ne sait plus les combines qui se trament ici et ailleurs avec le marché carbone », analyse Clotilde Raharimanana, étudiante.

Ce sont les jeunes qui élèvent leur voix, qui expriment leur mécontentement car l'indifférence des dirigeants sur les crimes contre le capital humain les laissent sans voix. « Tout le monde sait que le trafic de bois précieux implique de hautes personnalités et personne n'ose les appréhender. Il y eut le communiqué paru dans un quotidien et aucune suite de l'affaire n'est entendue jusqu'à ce jour. Les forêts partent en fumée, les animaux finissent en menu dans les restaurants, le braconnage se poursuit et cette dégradation perturbe le climat. Bougeons, combattons contre les irrégularités et éduquons nos enfants pour qu'ils sachent préserver les ressources naturelles, garantes de leur avenir », marlèle Jean Andrianome, jeune agriculteur.

Le technicien qui a choisi d'exceller dans l'agriculture, insiste qu'il ne faut pas attendre l'apocalypse pour changer les tendances.

 

Vision

Presque tous les associations et organismes internationaux et locaux lancent actuellement le défi de conservation. Ils mènent des campagnes de sensibilisation auprès des collégiens, lycéens, universitaires. Les sociétés et compagnies essaient aussi de respecter leur responsabilité sociale et s'engagent dans des activités citoyennes en faveur du vert. Earth Hour dans le monde, l'utilisation de Lumitsits, le projet Node, Tetikasa Mampody Savoka, la lutte contre les feux de brousse, la protection des mangroves, entre autres, constituent les activités phares de la lutte contre le changement climatique à Madagascar. Elles vont dans le sens où la protection et la conservation aident les ressources naturelles à se regénérer, mais avec le coup de pouce des êtres humains.

« L'action de WWF consiste surtout à combler les connaissances et renforcer les capacités locales en matière d'adaptation au CC. Il s'agit donc de mieux connaître la vulnérabilité de la population et des epsèces, mais aussi d'améliorer les mesures d'adaptation en conséquence. Nous pensons qu'il est primordial d'intégrer ces mesures d'adaptation au CC dans tout projet de conservation », indique Harisoa Rakotondrazafy, responsable du projet Adapation au changement climatique auprès de World Wide Fund for Nature (WWF).

L'adaptation relève de plusieurs paramètres. Personne ne peut rien pour changer la situation géographique de Madagasar. Cependant, tous les Malgaches peuvent se donner la main pour préserver son capital vert, source de capital économique pour la croissance de la Grande île.

 

 

Madagascar face au changement climatique

 

Madagascar a adopté la stratégie nationale du mécanisme de développement propre du protocole de Kyoto en 2010 et dispose de sa politique nationale de lutte contre le changement climatique en 2011. Il dispose aussi d'un programme d'actions nationales d'adaptation au changement climatique ; Il comporte quinze projets sur cinq secteurs vulénrables à savoir l'agriculture, l'eau, la santé publique, la foresterie et les zones côtières.

 

Farah Randrianasolo

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