Des recherches répondent aux besoins de l'agroécologie durable

L'agriculture seule ne suffit plus. Elle doit s'accompagner de l'écologie afin d'aboutir à une agriculture écologique durable. Interdépendants, les deux secteurs valorisent les services liés à l'écosystème,permettant à la nature et à l'homme de survivre. Les recherches sur l'écologie démontrent que l'agriculture contribue au stockage de carbone, à la protection de la biodiversité, à la préservation de la qualité de l'eau, au maintien de la fertilité du sol, à l'adaptation aux aléas climatiques et à l'entretien des paysages.

"La nature fonctionne avec une complexité parfois inexplicable. De manière simple, nous pouvons expliquer le phénomène de photosynthèse grâce à l'énergie solaire qui travaille sur les plantes vertes, à l'origine de la production d'oxygène rejeté dans l'air et l'absorption de gaz carbonique. Voilà pourquoi, nous devrions faire attention aux arbres, aux plantes, aux micro-organismes qui fécondent le sol et aux ressources en eau", explique Toky Razafindrabe, chercheur.
Les recherches sur les variétés de culture se poursuivent à Madagascar. la riziculture, le ravintsara, le géranium, le haricot, l'igname, le litchi... font l'objet de recherche des laboratoires, associations et organisations non gouvernementales, notamment à des fins de sécurité alimentaire. Les agriculteurs adoptent les nouvelles techniques agricoles pour pallier le problème écologique.

 

Santé du sol

L'utilisation d'insecticides et de fertilisants entraîne, dans la majorité des cas, la dégradation du sol. Soucieux de l'avenir de l'agriculture, les paysans recourent actuellement au semis direct sous couverture végétale (SCV) lequel ne nécessite aucun labour.

Mariette Rahantarimalala, agricultrice, témoigne que son champ était en jachère pendant plusieurs années. "Le sol s'appauvrissait et la mauvaise récolte compromettait notre production rizicole. Puis, nous avons pratiqué le SCV avec moins de fumier ,avec les variétés de riz Nerica 4 et Sebota 406. Deux mois après le repiquage, nous sarclons les plants à main nue et au bout d'un mois et demi, nous arrivons à récolter trois tonnes à l'hectare pour le compte du riz pluvial", raconte-t-elle. L'agricultrice récupère les pailles qui serviront de couverture végétale à la prochaine plantation.

Le choix d'une couverture végétale dépend du paysan. Il a le choix entre la vesce, le stylosanthès ou encore le haricot. Après la riziculture, la rotation de culture avec la tomate et la pomme de terre nourrit aussi le sol. La couverture végétale joue le rôle de compost qui arrose et fertilise le sol. Le Centre de recherche agronomique pour le développement (CIRAD) promeut depuis 2003 un programme de protection des végétaux suivi de l'Initiative régionale agroécologie/changement climatique. Cette initiative diffuse et partage actuellement des techniques agroécologiques sur la santé du sol et la restauration de la biodiversité dans la partie sud ouest de l'océan Indien.

 

Farah Randrianasolo

 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site