Culture maraîchère

La culture maraîchère fait vivre bon nombre de paysans. L'exemple vient de la coopérative Ny Iraka

qui exploite un vaste terrain arable dans le site d'Avaratr'Ilempo.

 

Le véhicule s'arrête à Ilempo, fokotnany difficile d'accès de la commune d'Analavory. Il existe deux façons d'atteindre les terrains de culture maraîchère de la coopérative Ny Iraka, soit une marche d'une demi-heure sillonnant les rizières boueuses soit une traversée en pirogue. Jean-Jacques Rabearinaivo et Germain Rabearimalala vous montrent fièrement les choux, les tomates, les concombres chinois et les courgettes d'Avaratr'Ilempo qui inondent les étals de Shoprite. Depuis l'an 2000, cette coopérative a approvisionné en légumes verts ce supermarché. « Notre contrat est rompu en 2009 en raison des difficultés que nous avons traversées en termes de ravitaillement. Cette année, notre partenariat a repris. Le soutien du Psdr nous a permis d'investir dans les semences et les matériels et la commercialisation de nos produits se poursuit sans problème », révèle Jean-Jacques Rabearinaivo, vice-président de la coopérative. Bientôt, les membres s'organiseront en triant les légumes sur les lieux de culture, les disposant dans des bacs appropriés pour qu'ils soient facilement acheminés jusqu'aux rayons. La coopérative a mis en terre cette année 60 000 pièces de semences dans son site de pépinière qui seront à repiquer sur une superficie de trois hectares.

Harisoa Razafindramiadana, mère de famille raconte qu'elle n'utilise que le concombre chinois pour les crudités. « Je viens de découvrir cette variété de concombre. Au premier regard, il a l'air amer mais au goût, c'est tout à fait le contraire. Vous pouvez le croquer sans enlever la peau, c'est très désaltérant. Il suffit de le laver, de le découper en demi-lune ou en rondelle et vous l'assaisonnez et vous pouvez servir votre salade », lance-t-elle. En fait, le concombre chinois avec sa peau verte sombre contient des petits poils épineux mais les pilosités ne présentent aucun danger.

En moyenne, la coopérative expédie 250 kilos de concombre chinois par semaine entre la période de janvier à mai. « Les restaurants d'Ampefy prennent les excédents et nous alimentons aussi le marché d'Anosibe », continue-t-il. Les choux restent les produits phares de la coopérative. Les agriculteurs s'occupent de six variétés dont le Copenhague, le Fresco, le Rotado, le Pharaon, le Milor et le chou rouge. « Le cycle d'un chou varie entre 60 et 82 jours. Nous devons faire parvenir dans ce supermarché 300 pièces de chou. Nous avons déjà planté 1 000 pieds et 4 000 graines sont semés sur le site de pépinière. Jusqu'à la fin de septembre, nous escomptons produire jusqu'à 80 tonnes », précise Germain Rabearimalala, président de Ny Iraka. Certaines variétés résistent aux pluies tandis que d'autres supportent bien le froid.

 

Farah Randrianasolo

(Lu sur l'Hebdo de Madagascar)

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