Consommation : Entre gaspillage et protection de la nature

ensez, Mangez, Préservez, Réduisez votre empreinte ». Dans un nouveau rapport, les deux organismes ont analysé l'interdépendance entre le gaspillage d'aliments et son impact sur l'environnement, en mentionnant que « le gaspillage alimentaire porte atteinte au climat, à l’eau, aux terres et à la biodiversité ».
Le gaspillage des nourritures occasionne un grave préjudice aux ressources naturelles dont dépend l'humanité, car la nourriture non consommée se transforme en un gigantesque bac contenant du gaz à effet de serre. « 
J'ai lu dans un magazine que d'ici soixante ans, le monde se métamorphosera. La population mondiale gaspille beaucoup plus d'eau et de nourriture que plus tard, elle n'aura plus à mettre sous les dents que des insectes, de la farine de sauterelles ainsi que de la salade de cactus et de sisal. Les ressources halieutiques disparaîtront et nos descendants auront des méduses comme plat de résistance », rapporte Allan Ramarojery, pisciculteur.

Cette vision apocalyptique frustre ce père de famille et il incite les familles à prendre soin de leur environnement tout en équilibrant la quantité de nourriture à consommer afin d'éviter le gaspillage inutile. En effet, outre les impacts environnementaux, les conséquences seront aussi néfastes du point de vue économique.

Recyclage
Les consommateurs, les agriculteurs, tous les producteurs, les industriels et les gouvernements doivent, de ce fait, prendre des mesures simples et réfléchies afin de limiter le gaspillage alimentaire pour répondre à une économie verte inclusive reposant sur l'utilisation rationnelle des ressources.

« On apprend certes aux enfants à l'école le réflexe environnemental lié à la sécurité alimentaire, mais la sensibilisation devrait se répandre au niveau des ménages, des entreprises, des chaînes de restaurants. Elle prendra ainsi l'envergure du véritable développement durable », commente Hanta Ramiandrisoa, nutritionniste.
Selon une étude de la FAO, « 
le gaspillage alimentaire à l'échelle mondiale a lieu, pour 54% des cas, en amont, c'est-à-dire durant les phases de production et de manutention ainsi que de stockage après-récolte, et pour 46% en aval, soit aux stades de la transformation, de la distribution et de la consommation ». Pour cet organisme, plus la perte d'un aliment se produit tard dans la chaîne, plus l'impact environnemental est élevé, car les coûts environnementaux occasionnés durant la transformation, le transport, le stockage et la préparation doivent être ajoutés aux coûts initiaux de production.

 

Farah Randrianasolo

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