Conservation et développement dans vingt-et-une aires protégées

Sauvegarde des aires protégées. Depuis sa création en 2005, la Fondation pour les aires protégées et la biodiversité de Madagascar (FAPBM) œuvre pour la conservation et les actions de développement dans les parcs nationaux et les nouvelles aires protégées.

Cette fondation privée reconnue d'utilité publique se conforme à la politique du ministère de l'Environnement et assure la pérennisation de la conservation en mobilisant des fonds provenant des bailleurs en faveur des aires protégées gérées par Madagascar National Parks (MNP) et les promoteurs tels qu’Asity Madagascar, Wildlife Conservation Society, Peregrine Fund et Missouri Botanical Garden.

Fapbm dispose d'un capital de 50 millions USD qui reste intact dans une banque internationale à Genève. « Elle ne touche pas à ce capital, mais appuie les bénéficiaires avec les revenus. Les communautés de base désireuses de réaliser des activités sont encouragées à soumettre leurs projets aux promoteurs et gestionnaires sur place. Ces derniers inscrivent dans leur programme de travail annuel les projets en question en mentionnant le montant nécessaire pour leur concrétisation », indique Ralava Beboarimisa, directeur exécutif de la fondation.

Ce dernier poursuit que la fondation procède par la suite au suivi des activités et propose des corrections collectives au cas où un projet n'aboutit pas. La fondation se positionne en tant que bailleur et exige la redevabilité basée sur les indicateurs d'impact lui permettant de mesurer l'évolution de la conservation car elle accorde de l'importance aux résultats.

 

Augmentation

De 2005 à 2013, le nombre d'aires protégées qui ont reçu l'appui financier de la fondation a considérablement augmenté. Jusqu’à ce jour, vingt-et-un sites et plus de 900 000 personnes ont bénéficié d’un financement. Cette année, l'organisation Helmsley Charitable Trust Fund a octroyé la somme de 350 000 USD visant à soutenir quatre nouvelles aires protégées, à savoir le Massif d'Itremo (Ambatofinandrahana), Ambohidray (Moramanga), la Montagne des Français (Antsiranana) et Antrema (Mahajanga). L'année prochaine, cinq autres sites grossiront les rangs des bénéficiaires.


Le directeur exécutif de la fondation poursuit que la conservation s'associe toujours avec les activités de développement en vue d'un réel développement durable. « Il ne suffit pas de dire aux communautés de base qu'elles ne devraient plus exploiter les ressources naturelles. Il faut penser à leur survie. La conservation va au-delà de la protection, de la multiplication d'espèces, d'introduction d'espèces autochtones. Il importe d'accompagner les bénéficiaires dans l'amélioration de leurs conditions de vie », ajoute-t-il.

Les projets de développement s'articulent autour de l'apiculture, de la sériciculture, de la pisciculture, de l'aviculture, du gavage de canard ou encore de la culture maraîchère. Un exemple concret des pêcheurs de Tsimaimbomanambolomaty illustre cette réussite des projets de développement. Les pêcheurs ont été dotés de nouvelle pirogue en fibre de verre et ils travaillent actuellement avec des filets aux normes qui trient les poissons.

Farah

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