Changement climatique

Madagascar n’a jamais été épargné par les cyclones. Et il est le troisième pays vulnérable au classement mondial quant aux impacts du changement climatique.
Même si le nombre de cyclones est réduit cette année, l’intensité se fera sentir quand ils fouleront le sol. Alain Rakotovao, coordinateur de l’Initiative Commune de Plaidoyer sur la Réduction des Risques de Catastrophes à Madagascar (ICPM) avance que la préparation avant les catastrophes se fait toute l'année. « Il ne faut pas attendre que les cataclysmes frappent pour procéder aux interventions d’urgence. Les Malgaches s’habituent à cette pratique, or, la préparation n’est pas du tout à négliger parce que les cyclones deviennent de plus en plus puissants et les inondations de plus en plus graves. Je cite l’exemple de Maroantsetra. Les inondations sont telles que si vous dormez le soir, vous verrez le lendemain les crocodiles rôder autour de vous », commente-t-il.

En réalité, la préparation à la réduction des risques des catastrophes englobe plusieurs volets tels que la mise en place d’un comité communal de gestion des risques et des catastrophes qui coordonne les actions avant, pendant et après le passage d’un cataclysme, les exercices de simulation, l’installation d’abris de refuge à usage multiple qui sert de site d’hébergement pendant la période cyclonique et d’école en temps normal et les leçons de secourisme. Dans ce sens, tout secteur de la société et de l’économie devrait répondre aux normes de la RRC pour faciliter l’adaptation et la résignation de la population lorsqu’un aléa survient. « Les feux de brousse, la déforestation et l’exploitation minière accentuent la dégradation de notre biodiversité. Quand un cyclone arrive, nous n’avons plus aucune protection parce que les arbres qui jouent le rôle de pare-vents auront disparu et l’érosion entraîne des éboulements. Et que fait l’État ? Il n’agit que pour distribuer des sacs de riz et de semences et c’et tout », expose Miadana Ramarokoto, mère de famille. Cette dernière renchérit que le cercle vicieux du changement climatique et des catastrophes naturelles restera en boucle tant que chaque ne prenne pas conscience de l’importance de l’élément de la nature qui l’entoure.

Depuis le lancement de la phase I de Disaster Prepardness – European Commission for Humanitarian Organisation (DIPECHO) en fin 2008, les cinq organismes de l’ICPM sont intervenus dans les localités de Maroantsetra, de Fénérive-Est, de Mananjary, de Nosy Varika, de Vangaindrano et de Farafangana. Au titre de la phase II, les zone d’intervention restent les mêmes alors que presque les 22 régions endurent les méfaits des catastrophes naturelles. Pour mieux gérer cette préparation, l’ICPM a produit un DVD interactif en faveur de tous les acteurs de RRC. Cette bibliothèque virtuelle renferme 200 documents que les techniciens peuvent utiliser comme pistes de réflexion.

Farah

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