Changement climatique

C'est confirmé, le changement climatique est un phénomène irréversible ! L'adaptation au Changement Climatique (CC) est au centre de discussion des îles de l'océan Indien. Les 8 et 9 février, la Commission de l'Océan Indien (COI) a parlé de son projet Acclimate, au Tana Hôtel Antaninarenina, afin d'aider les pays membres à renforcer leurs capacités d'adaptation. « Le changement climatique, un phénomène global, se répercute sur notre vie. Les forêts que nous brûlons, les espèces animales que nous chassons dégradent l'équilibre de notre écosystème. Nous avons besoin de collecter davantage des données concernant notre biodiversité pour que la protection et la conservations aillent dans le bon sens », soutient Jonah Ratsimbazafy, enseignant-chercheur.

Le projet Acclimate constitue une réponse aux menaces du CC qui s'abattent sur l'économie et l'environnement de chaque île aggravant les vulnérabilités sur plusieurs secteurs à savoir l'agriculture, la pêche, la biodiversité, la santé, les infrastructures, les transports ou encore le tourisme. La communication auprès de la COI souligne que les études effectuées dans le cadre du projet vont être déployés en tant qu'outils de décision en faveur des pouvoirs publics. Les résultats ont permis aux pays d'élaborer des grandes lignes d’une stratégie régionale d’adaptation au changement climatique.

 

Restauration des forêts

L’atténuation et la diminution des impacts du changement climatique dans la vie quotidienne dépendent de l’action de tout un chacun. Dans le but de récolter des résultats probants quant à la diminution des gaz à effets de serre dus aux activités humaines, des communautés de base de la commune rurale d’Andasibe, district de Moramanga, région Alaotra Mangoro, se sont mobilisées pour prendre en main la lutte contre les changements climatiques en se conformant au projet « Tetik’Asa Mampody Savoka » ou TAMS, initié par Conservation International (CI).

Ce projet consiste à restaurer des fragments de forêts du Corridor Ankeniheny-Zahamena (CAZ), inclus dans les forêts de l’Est. Dans cette optique, la forêt de Maromizaha abrite un site qui produit des pépinières de trois catégories d’arbres participant à la restauration des forêts du Corridor Ankeniheny-Zahamena (CAZ). Jean Robert, pépiniériste de Maromizaha a expliqué que ses sites doivent fournir jusqu’à 30 000 plants de chaque jusqu’à la fin de son contrat, pour atteindre une couverture de 3 040 hectares. « Dans cette phase de restauration, sur une surface de 1 hectare dans les collines et dans les vallées, il faut mettre en terre. 400 espèces de la première catégorie, 300 de la seconde et 300 de la troisième. Et dans cette même surface, il faut marier jusqu’à une cinquantaine d’espèces », souligne-t-il. Ce site de pépinière couvre la restauration des forêts
entre Mantadia, Vohimana, Vohidrazana, Maromizahan au Parc National Andasibe-Mantadia et Mitsinjo, 1 200 hectares en sont déjà restaurés. En tout, le projet TAMS intervient sur cinq sites en collaboration avec 35 pépiniéristes et 100 planteurs.

 

Farah Randrianasolo

Lu sur l'Hebdo de Madagascar

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