Andasibe

Andasibe
Le berceau des richesses naturelles renaît de ses cendres

Réchauffement planétaire, hausse du niveau de la mer, catastrophes naturelles, sécheresse… pèsent sur l’humanité. L’atténuation et la diminution des impacts du changement climatique dans la vie quotidienne dépendent de l’action de tout un chacun. Dans le but de récolter des résultats probants quant à la diminution des gaz à effets de serre dus aux activités humaines, des communautés de base de la commune rurale d’Andasibe, district de Moramanga, région Alaotra Mangoro, se sont mobilisées pour prendre en main la lutte contre les changements climatiques en se conformant au projet « Tetik’Asa Mampody Savoka » ou TAMS, initié par Conservation International (CI). Ce projet consiste à restaurer des fragments de forêts du Corridor Ankeniheny-Zahamena (CAZ), inclus dans les forêts de l’Est. D’une part, le projet de restauration va du reboisement et s’étend vers la mise en œuvre des « Sustainable Livelihoods Activities » (SLA) qui regroupent les activités génératrices de revenus, contribuant à l’amélioration des conditions de vie des habitants à savoir l’agriculture, l’élevage et la promotion éco-touristique. D’autre part, cette restauration rendra la capacité de rétention d’eaux des forêts qui assurera la pérennité des sources en eaux vitale pour la survie de la population.

Restauration des forêts : Allant du reboisement aux activités génératrices de revenus
La majeure partie des habitants des fokontany de cette commune, abritant une vaste aire protégée, un parc national et des forêts rescapés de la culture sur brûlis, se sont rendus compte de la gravité de leurs agissements contre la faune et la flore, alors que cette biodiversité qui leur procure les éléments vitaux pour leur bien-être. Dans son ensemble, Andasibe regorge de richesses naturelles inestimables et d’une biodiversité particulière permettant à la population locale de s’approvisionner en nourriture et en énergie.

Renforcement des activités agricoles
D’après Honorine Rasoanandrasana, technicienne auprès de l’Association Nationale d’Action Environnementale (ANAE) – gestionnaire du projet TAMS – il importe d’appuyer les paysans pour qu’ils ne changent pas de sites et aménagent les lopins de terre qui deviennent leurs propriétés. « L’appropriation joue un rôle crucial dans la mesure où les habitants perçoivent qu’ils travaillent principalement pour la régénération des forêts garantissant la vie de leurs descendances.Dans cette première phase qui dure trois ans, nous avons initié la technique de couverture végétale à quelque 200 paysans de 3 fokontany encadrés par 4 techniciens. Ces paysans ont bénéficié de fonds servant à façonner des pépinières, de semences et des outils », a-t-elle souligné. Le premier travail consistait de ce fait à retravailler la terre qui a été longtemps asservie par le défrichement. En effet, les paysans ont hérité de 5 à 10 hectares de terrains qu’ils devraient inscrire au guichet foncier pour devenir leurs biens légitimement et légalement acquis. Il appartient par la suite aux bénéficiaires du projet de réaliser le type d’agriculture qui leur convient.

Farah

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