Aires protégées

Déboisement massif. Les aires protégées des régions Diana et Atsimo Andrefana abritent des bois à conserver. Seulement, face aux besoins croissants des populations, ces bois risquent de disparaître parce que les habitants ne trouvent d'autres alternatives et s'adonnent à l'xploitation de charbon. Rina Andrianarivony, responsable du projet bois énergie auprès de World Wildlife Fund, souligne que dans ces régions, les forêts sont menacées par l'utilisation de bois énergie. « Les populations exploitent ces bois en tant que bois de chauffe et les arbres se transforment en produits de première nécessité au même titre que le riz, l'huile et le sucre », clarifie-t-il. En 2008, 800 hectares de forêts ont été reboisés dans la région Atsimo Anfrefana. Or, le besoin de population s'estime à 30 000 hectares. La protection des forêts des aires protégées relèvent ainsi d'une bonne gestion durable régie par une réglementation régionale. Ce responsable ajoute que pour veiller à la fois à la survie de la population et à la conservation, l'arrêté régional à prescrire devrait mentionner une interdiction partielle et non totale. « Cette réglementation s'accompagnera d'une mesure vise à réduire la déforestation et il est préférable d'y inscrire l'utilisation de foyer économique afin de réduire la consommation de bois de chauffe », argue-t-il.

 

Bonne occasion

En général, la carbonisation de 100 kilos de bois ne produit que dix kilos de charbon et cette faible quantité de charbon émet en conséquence un faible rendement calorifique. Côté coût, le kilo de bois s'achète entre 0 et Ar 100 alors que le kilo du charbon se vend à Ar 200. Jean Henri Charles Rakotondrabe, adjoint du chef fokontany d'Andranonjaza, commune rurale de Sambaina témoigne que le foyer économique (fatana pipa) secourt les habitants. « Une organisation non gouvernementale a doté de foyers économiques aux paysans méritants qui ont déployé des efforts probants dans l'agriculture et suivi les recommandations en matière de santé. Bien entendu, les habitants partent à Angavokely pour chercher du bois et il leur faut aussi une autorisation forestière pour en ramasser », lance-t-il. Cet agriculteur commente qu'il connaît plusieurs avantages avec le fatana pipa tels que l'économie de temps et d'argent. Il utilise tous les résidus végétaux, les restes de maïs ainsi que les branches ramassés çà et là.

Dans un souci de récupérer les bois partis en fumée, Wwf préconise le reboisement communautaire qui consiste à couvrir 500 000 hectares pendant deux campagnes. En parallèle, cet organisme entend vulgariser la coordination de tous les intervenants en bois énergie pour arranger la production, la vente et la distribution gratuite de foyers économiques.

 

Farah Randrianasolo

 

(Lu sur l'Hebdo de Madagascar)

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