Agro-transformation

Banane, fraise, ananas, litchis, tomate, oignon, ail, gingembre... les fruits et légumes tout comme les condiments séchés ont poussé les portes dans la cuisine malgache.

Grâce au Programme d'Appui Technique aux Producteurs-Madagascar (Pat Mad), 67 paysans ont acquis des connaissances à la sécherie de Moratsiazo Ampefy, région Itasy où ils ont procédé à la recherche sur l'agro-transformation des fruits et des légumes. D'après Hobiarivelo Rakotomalala, chef secteur Agro-Transformation au sein du Programme PATMad, le séchage constitue un moyen de conserver les fruits et les légumes frais. « Tous les ans, 70 % des litchis se perdent parce qu'il n'y a aucun mode de transformation et de conservation. Le choix sur le séchage vise à valoriser les fruits et cette technique est abordable et facile à entretenir », a-t-il indiqué.

Les fruits et légumes proviennent notamment des régions Itasy, Vakinanakaratra, Analamanga, Atsinanana et Boeny

Cette sécherie, actuellement gérée par la coopérative Fitahiana dispose de quatre séchoirs à gaz d'une capacité de 250 kilos et six séchoirs solaires qui peuvent contenir jusqu'à 50 kilos. Pat Mad innove en étant un programme de référence parce que sa mission consiste à développer l’outil de séchage issu de son volet « énergie renouvelable » et à produire des fruits séchés qu’il écoule, pour le moment, durant les foires et les salons.

Dans un futur proche, cette unité de production de séchage envisage la mise en place d’un laboratoire de contrôle de qualité au sein de l’école agronomique d’Antananarivo car en tant que projet de développement, il mise sur l’indépendance de l’unité de production de séchage de Moratsiazo Ampefy. Les responsables restent optimistes sur la réussite de ce projet étant donné que Madagascar peut s’appuyer sur sa potentialité agricole lui permettant de profiter des fruits et des légumes durant toute l’année. Herimanantsoa Rakotonirainy, président de la coopérative Fitahiana ajoute, toutefois, que cette technique de séchage apporte une autre valeur. « Certes, on ne gagne pas beaucoup parce que les fruits séchés n'ont pas les même caractéristiques que les fruits frais. Mais si on en dispose, on peut en consommer au moment où il y aura une volatilité des prix des fruits et légumes frais. Par exemple, le kilo d’oignons coûte entre 700 et 1 000 ariary en cette période mais on achètera le kilo à 2 600 et 3 000 ariary en saison hivernale », explique-t-il.

Les producteurs rencontrent des difficultés tels que le prix exorbitant du gaz et des matières premières ainsi que l’absence de soleil pendant la saison de pluies, mais ces paramètres ne devraient pas constituer des obstacles empêchant la chaîne de production des fruits séchés, disent-ils.

 

Farah

 

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