Vision

La population comme acteur de développement


Il faut agir ! Tel est le leitmotiv que la branche Sampan’Asa Fampandrosoana du Fiangonan’i Jesoa Kristy eto Madagascar (SAF/FJKM) partage avec tous les Malgaches. Dans le cadre de la célébration de son quarantième anniversaire, cet organisme tient à rappeler à la population qu’elle doit se relever et agir en tant qu’acteur au lieu de se contenter du statut de bénéficiaire.
Depuis 1974, cette branche du FJKM axe toutes ses actions sur le verset 33 de l’épître de I Corinthiens : « De la même manière que moi aussi je m'efforce en toutes choses de complaire à tous, cherchant, non mon avantage, mais celui du plus grand nombre, afin qu'ils soient sauvés ». Que ce soit du point de vue économique, social, politique ou spirituel, cet organisme œuvre pour le développement humain.
Face à la situation d’extrême pauvreté dans laquelle vivent plus de 90% des Malgaches, le SAF/FJKM éveille l’opinion publique sur l’urgence de l’action. « Il faut que la population reconnaisse qu’elle est le principal acteur du développement et qu’elle ne doit pas tout simplement attendre les interventions de système des Nations unies, de la Banque africaine de développement, de l’Union européenne ou encore celles de la Banque mondiale. Nous aimerions conscientiser tout un chacun à avoir une vision, à rêver et à réaliser des activités en vue d’asseoir une harmonisation de la société », indique Naivosoa Andriamitandrina, directeur technique de SAF/FJKM.


Priorités
Ce responsable clarifie que l’organisme ne substitue pas l’État. Il rappelle que personne ne peut agir individuellement. L’eau, la santé, l’éducation ou encore l’accès à l’emploi figurent dans le programme général de l’État et il faut la synergie de toutes les parties prenantes pour que l’homme soit au centre du développement.
Le technicien Andriamitandrina déclare qu’il est difficile de déterminer les priorités du développement sachant que tout part des besoins de chaque région. Il fait état de la situation des régions Ihorombe et Menabe, délaissées par les organismes parce qu’elles ne font pas l’objet d’enquête profonde. « Il faut préciser que les interventions sur terrain sont toujours limitées en raison de la restriction de financement sur les projets. Citons l’exemple du Sud où les actions concernant la sécurité alimentaire prennent de l’envergure. L’analyse devrait être étendue dans les autres régions afin de considérer les besoins locaux », explique-t-il. Cette branche du FJKM dispose de soixante-dix antennes dans vingt régions et elle travaille également dans des endroits où il n’y a aucune Église. Le comité se concertera sur la vision 2050 et proposera des nouvelles stratégies aux législateurs, exécutants de l’État et également aux Églises pour que les programmes et projets convergent sur la dignité de l’homme.
D’ailleurs, pour atteindre son objectif, l’organisme s’appuiera cette année sur le précepte biblique de Nahum 2,2 : « Veille sur la route! Affermis tes reins! Recueille toute ta force ». Les pasteurs et laïcs spécialistes du développement avertissent les familles de bien mettre en avant la confiance, l’union et l’éducation parce que les médias véhiculent des programmes malsains qui prônent actuellement la dépravation des mœurs, l’atteinte à la pudeur et les violences qui déchirent le tissu social et familial.

Farah Randrianasolo

(Lu sur l'Hebdo de Madagascar)

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