Système LMD

Le pays serait-il en train de sacrifier la jeunesse malgache ? Personne n'est en mesure de répondre à cette question sachant que la politique nationale de l'enseignement supérieur ne mentionne pas clairement ce qu'il adviendra du système Licence-Master-Doctorat (LMD) à installer incessamment.

Ce système est né en Grande Bretagne et après une tentative réussie, les autres pays tels que les États-Unis et le Canada ont, à leur tour, commencé à appliquer ce système. « Le LMD allie théorie et pratique qui aident l'étudiant à forger son avenir suivant une spécialité. Centré sur l'étudiant, ce système répond au développement de la nation. L'enseignement supérieur a concocté l'intégration de ce système en 2000. Le LMD est prévu démarrer en 2008 mais comme Madagascar n'est pas encore reconnu sur le plan international, la première imprégnation s'avère encore difficile », détaille Jules Germain Spiral, directeur de l'enseignement supérieur.

Madagascar entre dans l'ère de la mondialisation. Le système LMD en fait partie et la Grande Ile est obligée d'y adhérer. Seulement, des obstacles empêchent le pays d'avancer : les « coûts financiers ». Déjà pour l'étudiant, l'acquisition d'un ordinateur et le frais de connexion sur internet lui engagera une dépense folle. « L'étudiant passera plus de son temps seul, ce qui requiert une autodiscilpline. L'exploitation de bibliothèque numérique justifie le travail personnel qui nécessite deux tiers de la journée consacrée aux recherches sur internet », renchérit le directeur. Par ailleurs, les enseignants qui dépassent la cinquantaine partiront bientôt à la retraite et cela aura des impacts sur la préparation des étudiants aux spécialisations.

 

Conditions au préalable

Aucun établissement supérieur ne peut prétendre qu'il applique le système LMD puisque le ministère de tutelle ne l'a pas encore officialisé. Il est temps, de ce fait, d'arrêter la publicité mensongère et trompeuse sur ce système en vogue. Certes, des établissements se sont vus délivrer des agréments mais cela ne signifie pas que l'adéquation académique et technique y soit valable. « Homologation et agrément sont désormais des termes désuets. L'enseignement supérieur procède actuellement à sa refondation et non à sa réforme pour que l'uniformisation des diplômes valables tant pour les établissements publics que privés s'opéraitonnalise », assure Jules Germain Spiral.

Le premier pas consiste alors à soumettre la demande d'ouverture, puis celle de l'habilitation. Lorsque l'établissement concerné répond à ces critères, il pourra déposer sa demande d'accréditation qui assure la qualité. En dernier lieu, si l'institut le mérite, il lui est possible de demander une labélisation. Quoiqu'il en soit, le basculement progressif permet aux établissements homologués d'offrir des formations non habilités. La demande d'habilitation touche six domaines à savoir la science et les techniques, l'art, les lettres et les sciences humaines, la science de l'éducation, la science de l'ingénieur, la science de la santé et la science te de la société. Pour l'heure, cinq établissements ont déjà reçu leur habilitation dans tout Madagascar et si on parle officieusement du système LMD, deux établissements supérieurs d'Analamanga et de Vakinankaratra font preuve de détermination pour sa mise en œuvre.

 

Farah Randrianasolo

 

 

 

 

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