Santé

Décès, guérison ou nouvelles infections. Ce sont les situations qu’un patient connaîtra lorsqu’il sortira du service de réanimation chirurgicale.

Ce service ne dispose en fait que d’un respirateur et d’un aspirateur alors que le nombre de malades admis va dans la trentaine par jour. Dr Claudine Raveloarimanana, médecin assistant au sein de ce service lance que faute d’équipements, bon nombre de patients succombent à leurs maladies. « Chaque membre du personnel travaille sans relâche. Or, le service ne dispose que d’un respirateur et un aspirateur pour les réanimer. En moyenne, l’ensemble du service devrait utiliser cinq machines sachant que la capacité d’accueil d’une salle de déchoquage est limitée à cinq lits », explique-t-elle.

Subdivisé en deux, le service de réanimation chirurgicale comprend le service I qui accueille les post opérés adultes et pédiatriques et le service II qui s’occupe de la réanimation polyvalente, la réanimation neurochirurgicale ainsi que des malades choqués nécessitant une étroite surveillance. Au cours de l’année 2011, le service a traité 712 personnes adultes où 99 y ont rendu leur âme et 164 enfants dont 94 décédés. Le Dr Raveloarimanana ajoute que les patients y meurent facilement pour plusieurs raisons. « Dans la salle de déchoquage, deux ou trois patients ont besoin de respirateur pourtant il n’y en a qu’un et l’attente du tour provoque une mort lente. Par ailleurs, le service travaille avec un seul aspirateur au lieu de onze. Les patients se transmettent ainsi leurs microbes au moment de l’aspiration de leur crachat et contractent de nouvelles infections », poursuit-elle.

Trop souvent, les familles reprochent à ce genre de service les médicaments et consommables qu’elles doivent acheter pour maintenir la vie de leur proche. « Ce qui nous étonne parfois, c’est l’attitude des agents de santé qui nous obligent à acheter tel ou tel médicament alors que tout le monde sait pertinemment que le patient ne survivra pas longtemps. Après le décès de notre proche, les médicaments ne sont plus remboursables. Il ne sous reste plus qu'à les donner aux autres patients de la même chambre », déplore Lanja Rajohnson, proche d'un patient décédé dans ce service. Ce service essaie d'offrir des prestations de qualité aux usagers. Or, sans équipements adéquats, il lui est impossible de satisfaire les besoins des patients.


Farah Randrianasolo

(Lu sur L'Hebdo de Madagascar)

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