Programme

La santé maternelle et infantile mise à l’échelle

La santé de la mère et des nouveau-nés à la loupe. Les activités visant les Objectifs du Millénaire de Développement 4 et 5 se poursuivent. Le programme Mother Child Health Integrated Programme (MCHIP) de l’USAid figure parmi les vastes chantiers soucieux de la santé maternelle et néonatale. Ayant démarré en 2008, MCHIP couvre sept districts : Moramanga, Ambatondrazaka, Amparafaravola, Fenoarivo-Atsinanana, Vohémar et Tolagnaro.

« En principe, le programme devra durer cinq ans, mais nous avons eu une année de prolongation. Mis en œuvre dans plus de cinquante pays du monde entier, il accorde la priorité à Madagascar. Le programme inclut la santé maternelle et infantile, la vaccination, la planification familiale, le traitement du paludisme chez les femmes enceintes, la lutte contre le VIH/sida puis d’autres secteurs comme l’hygiène et l’assainissement ainsi que l’urbanisation », lance le Dr Jean-Pierre Rakotovao, Chief of Party.

Pour ce dernier, la mise à l’échelle des bonnes pratiques basées sur les preuves revêt un intérêt capital dans le sens où les leçons tirées amélioreront les autres interventions des prochains programmes. Ce médecin reconnaît que le taux de mortalité chez les mères et les nourrissons stagne parce que l’hémorragie dû au travail prolongé provoque la naissance de bébés prématurés, les infections néonatales ou encore l’asphyxie. Ce qui nécessite des approches innovantes et des solutions ciblées pour réduire de moitié ce taux de mortalité à l’accouchement.

 

Actions

Les intervenants du programme n’ont pas travaillé seuls dans la réalisation. Ils sont appuyés par des prestataires des secteurs public et privé dans la formation des paramédicaux, des sages-femmes et des agents communautaires. La prévention des hémorragies du post partum est l’une des approches innovantes, une intervention efficace et faisable. Elle consiste à distribuer du misoprostol ou des comprimés de « Famonjy » qui protègent la mère de l’hémorragie après l’accouchement.

Les agents communautaires font des visites à domicile pour conseiller aux femmes enceintes de préparer l’accouchement, de rejoindre les formations sanitaires pour la délivrance en vue d’une meilleure prise en charge et assistance. L’objectif est de leur apprendre que les services de qualité offerts par les agents de santé qualifiés sauvent des vies.

Njara Noeline, une mère de famille du fokontany d’Antsiranambato, commune rurale d’Ampasibe-Manasatranan, a utilisé « Famonjy » car elle avait peur de perdre beaucoup de sang après la naissance de son troisième enfant. Elle a ressenti moins de mal par rapport à son deuxième accouchement et reste convaincue que les trois comprimés de « Famonjy » lui ont fait du bien.

 

Farah Randrianasolo

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×