Partenariat : 6 000 euros pour appuyer les femmes en situation de handicap

Partenariat exemplaire. Les femmes vivant dans le handicap auront l’opportunité de renforcer leurs capacités et savoir-faire en matière de droits. La Christoffel Blindenmission (CBM) et le Réseau national des femmes handicapées de Madagascar (RNFH) ont conclu, le 1er août, un partenariat en vue de réaliser un projet d’une durée d’un an concernant les femmes handicapées et leur responsabilité dans la société.

Avec un appui financier à hauteur de 6 000 euros, les membres du réseau vont se mobiliser pour appuyer les femmes en situation de handicap à mieux connaître leurs droits. « Les femmes handicapées, pour la plupart, n’ont pas reçu une grande éducation et elles se replient sur elles-mêmes. Elles profitent ainsi des formations qu’on leur offre pour s’épanouir. Pour le moment, nous ne sommes pas en mesure de dénombrer l’effectif des femmes vivant dans le handicap sur les 10% de population dans la même situation. Malgré leur déficience, elles peuvent faire quelque chose », souligne Ralphine Razaka, présidente de Rnfh. Celle-ci indique que le soutien stipulé par cette convention de partenariat est limité et le projet ne touchera que les femmes des villes d’Antananarivo et d’Antsirabe.

Meltine Rasoarinasy, qui a une déficience visuelle sollicite l’Etat pour qu’il s’implique aussi dans l’appui des plus vulnérables. « Je parle au nom de toutes les personnes oubliées et sans voix pour que les dirigeants songent à ouvrir des écoles pour les malvoyants et malentendants, au moins une dans chaque ancienne province car tous les parents ne disposent pas de moyens pour scolariser leurs enfants à Antananarivo et Antsirabe. L’absence de ces structures creuse le fossé de la discrimination parce que certains parents qui ont des enfants en situation de handicap, ne souhaitent pas que la société et leur entourage sachent leurs problèmes. Bien entendu, un enfant sans éducation demeure un fardeau pour sa famille et la société », s’indigne-t-elle.

Cette mère de famille martèle qu’elle veut éviter que les enfants malgaches ne finissent pas comme les mendiants qui implorent la générosité des passants.

 

Participation

La CBM affirme que le handicap n’empêchera pas les femmes de s’impliquer activement et pleinement dans la vie de la nation. « Elles veulent confirmer leur place dans la société et faire le maximum pour réussir leur plaidoyer et formation en ce qui concerne la participation au vote et la lutte contre les abus sexuels. Nous savons tous que les personnes qui ont un handicap moteur ne pourront pas pénétrer dans les bureaux de vote difficiles d’accès. Les malvoyants auront du mal à choisir s’ils ne sont pas accompagnés et les muets et malentendants ne parviendront pas non plus à faire entendre leurs voix. Alors, il faut les aider à surmonter tous les problèmes qu’ils rencontrent », fait remarquer Ely Rabemiarana, représentante résidente de CBM. Les bénéficiaires du projet seront formées sur les droits humains et les lois régissant les personnes en situation de handicap.

Farah

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