Nomination du Père Pedro au Prix Nobel de la Paix 2013

Le Père Pedro Pablo Opeka, admissible

 

Le Père Pedro Pablo Opeka, missionnaire de la communauté de Saint Vincent de Paul est nominé au Prix Nobel de la Paix 2013. Il fait bien le poids dans la mesure où il figure parmi les premiers acteurs de la lutte contre la pauvreté en implantant le Centre Akamasoa sis à Andralanitra. « Ce centre n’est ni une organisation non gouvernementale ni un laboratoire d’expérience. C’est un mouvement parce que c’est tout le monde qui se mobilise pour mener à bien cette lutte », atteste-t-il. Personne ne pourra se vanter des actions que ce prêtre a amorcées. Même les gouvernements qui se sont succédé n’ont pas réussi à sortir la population de la pauvreté, pourtant, quelque part dans la Capitale, un bidonville s’est métamorphosé en une cité pleine de joie. Ce prêtre s’est inspiré de Jésus Christ et s’est conformé à ses préceptes : partager l’amour, aimer son prochain et vivre dans l’humilité.

Ce missionnaire volontaire se soucie des plus démunis et il a tiré plus de 10 000 personnes du site de décharge d’ordures et les a insérées dans la dignité. Le Père Pedro a construit des logements sociaux, créé des écoles, ouvert un dispensaire car il a jugé indispensable la mise à disposition de ces structures pour que les familles soient à l’abri des besoins. « C’est à titre d’urgence afin que nul ne meure », ajoute-t-il. Un modèle qui mérite d’être répandu sur l’ensemble du territoire national pour que toutes les couches vulnérables profitent aux infrastructures de base. Le Père Pedro ressemble à Mère Teresa de l’Inde car il se soucie des pauvres. « Cela ne signifie pas que je pardonne à ceux qui ont commis des crimes, bien au contraire il faut les dénoncer pour que la justice s’instaure », insiste-t-il.

Bien entendu, les dirigeants du pays ne voient que l’aspect superficiel de la pauvreté parce qu’ils ne ressentent ni vivent les souffrances du petit peuple. Ils roulent dans de belles voitures à vitres fumées, accompagnés de gardes de corps armés. Ils ne comprennent pas le désarroi d’une mère, abandonnée par le père de ses enfants, contrainte d’élever seule ses enfants qui mangent à peine deux fois par semaine. Ils n’appréhendent pas les dangers dans les quartiers chauds où les passants et piétons subissent les supplices des voleurs, des violeurs et des assassins. « Il ne faut être surpris des actes de brigandage qui sévissent dans les zones lointaines où l’église, l’école et les hôpitaux n’existent pas et où tout le monde vit dans l’autarcie. Si la justice n’est pas instaurée, personne ne vivra en paix », renchérit-il.

Le Père Pedro n’attend pas les bailleurs de fonds. Il se déplace un peu partout dans le but de trouver du financement pour le bon fonctionnement du mouvement « Akamasoa ». Il ne critique pas le gouvernement mais partage son point de vue aux dirigeants et décideurs quant aux stratégies de lutte contre la pauvreté. « Je m’adresse aux candidats aux élections présidentielles pour qu’ils insèrent dans leurs projets de société la création d’emploi en faveur des parents et des jeunes, l’accès à l’éducation et à la santé puis la sécurité car tout cela donne de l’assurance à la population et mettra à terme le cercle vicieux de la crise politique ». Madagascar a un long chemin à parcourir pour évincer la pauvreté. Le Père Pedro a fait le premier pas et invite l’Etat à s’engager dans la même lutte car pour lui, il faut combler le grand fossé qui sépare les riches des pauvres et le gouvernement de la population. Que les leaders religieux, politiques et les responsables de la société civile soient à l’écoute des plus pauvres et des oubliés de toutes les républiques.





Farah Randrianasolo

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