Les ingénieurs BTP revendiquent la réforme

15 000 kilomètres de routes nationales à entretenir chaque année. La distance semble considérable, mais les ressources affectées aux travaux font défaut. Ce qui explique le mauvais état des routes nationales, communales et à intérêt provincial. « Il ne faut pas oublier que les routes jouent un rôle crucial dans la vie de la population. Elles garantissent le développement dans le domaine des transports, de l’éducation, de la santé, de la sécurité. Il existe des problèmes d’organigramme et de structure sans compter les moyens, et tout cela se répercute sur l’entretien et la réhabilitation des routes », souligne Hajaniaina Randrianandrasana, président du Fikambanan’ny Injenieran’ny Asa Vaventy eto Madagasikara (Fiavama).

Eric Arius Rafiringa, président national du Syndicat des ingénieurs fonctionnaires en bâtiments et travaux publics (BTP), propose que le ministère de tutelle adopte de nouvelles stratégies répondant à la Politique générale de l’Etat (PGE) en intégrant la décentralisation. Fiavama sollicite également le recrutement de jeunes ingénieurs qui assureront la relève, l’engagement des responsables leaders, partisans de la bonne gouvernance et bien rodés dans le secteur (lois, réseaux, besoins, marchés nationaux et internationaux), conscients de la lourde responsabilité qu’ils doivent honorer et ayant le pouvoir de persuasion lorsqu’ils discutent avec le Président de la République et le Premier ministre.

 

Epanouissement

Pour l’heure, la réfection des routes se concentre sur les artères de la ville et la priorité demeure les routes nationales quoique les routes de désenclavement ne soient point à négliger. L’épanouissement du secteur BTP dépend de la réforme institutionnelle. En général, les fonds prévus pour l’entretien et la réhabilitation proviennent de bailleurs comme l’Union européenne, la Banque mondiale, la Banque arabe pour le développement économique en Afrique, la Banque africaine de développement, le Fonds koweitien, le Fonds européen de développement, le Fonds d’entretien routier, la Chine, le Japon et des ressources propres internes de la loi des finances. Mais les commanditaires, pour la plupart, préfèrent confier leurs enveloppes aux prestataires qui exécutent les travaux. Ces derniers s’opèrent lentement et les ingénieurs, en tant que techniciens, souhaitent que les différents problèmes soient résolus dans les meilleurs délais pour que la situation s’améliore.

 

Farah Randrianasolo

 

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