Les femmes muselées dans la région Melaky

Le droit à la parole profite la plupart du temps aux femmes des régions centrales, celles du Nord et de la côte Est. Celles du Sud et de l'ensemble de l'ancienne province de Mahajanga sont exclues de ce privilège pour la simple raison que la culture musulmane interdit l'émancipation féminine. "Dans notre région, l'éducation inculquée aux jeunes filles préconisent la soumission, qu'elles doivent accepter tout ce qu'on leur dicte", souligne victoria Mamisoa, membre du centre Mifohaza dans la région Melaky.

La formatrice soutient que l'image des femmes reste à la description de génitrices et celles chargées de l'éducation des enfants, de la tenue du foyer et d’être bonnes à marier. La société et les hommes ne prennent pas en compte leurs lourdes responsabilités dans la prise de décision, pourtant elles devraient être consultées dans n'importe quel domaine. À partir de cette nouvelle année, les membres de Mifohaza comptent sensibiliser les hommes et les femmes à examiner l'approche genre pour que l'autonomisation des femmes devienne une activité pertinente pour le développement local, communal voire régional.

 

Farah Randrianasolo

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