Les femmes dénoncent les violences avec courage

Les violences de tout type sont mises à nu par les femmes de la commune rurale de Bongatsara. Le Centre d’écoute et de conseil juridique (CECJ) Vaohanta célèbrera ce mois son premier anniversaire. Bien avant l’installation de ce centre, l’enregistrement des cas de violences se faisait auprès du centre de santé de base niveau II de la commune. En 2007, les cas recensés étaient au nombre de dix-sept contre sept et neuf en 2009 et l’année suivante. En 2010, les femmes et les fillettes ont brisé le cercle vicieux du silence et le CSB a noté vingt-deux cas, chiffre qui a augmenté à trente-cinq l’année dernière. Lorsque le CECJ a ouvert ses portes, quatre-vingt-trois cas y ont été référés en 2012.
Dans les deux centres, les femmes rapportent les violences qu’elles subissent, telles les coups et blessures volontaires, les violences sexuelles voire l’inceste. D’après la maire de la commune rurale, Hantanirina Annick Rabearisoa, certaines femmes osent porter leur affaire en justice tandis que d’autres, lasses des allées et venues au poste de la gendarmerie nationale- parce que des auteurs, dit-on, proposent des pots de vin- préfèrent abandonner la poursuite.

Les conseillers communaux interviennent dans le règlement des différends sociaux pour que l’harmonie et la paix règnent dans les fokontany. Hormis les conflits entre époux et proches estimés à 70% des cas d’opposition, la commune traite également 30% d’affaires touchant les litiges fonciers.


Farah Randrianasolo

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