Le projet "Lalankely" ravit la population urbaine

Du neuf dans trois fokontany. Ambohimirary, Ampanotokana et Ambohidahy ont reçu mardi la visite du vice-président de la délégation spéciale de la commune Uubaine d'Antananarivo et des techniciens des entreprises chargées des travaux de réalisation du projet "lalankely". Cela fait un an que la municipalité a concocté ce projet et sa finalisation dans quarante-et-un fokontany des six arrondissements est en cours.

"Dans ces trois fokontany, le projet qui a débuté en juillet 2013, concerne quatorze kilomètres de ruelles, d'escaliers et de voies carrossables. Nous effectuons une réception provisoire en fonction des travaux finalisés. Nous avons bénéficié d'un financement de 7 millions d'euros en tranches ferme et conditionnelle que nous partageons avec les communes rurales de Bemasoandro Itaosy et Ankadikely-Ilafy", précise Olga Rasamimanana, premier magistrat de la ville.

Femme de terrain, elle n’a pas manqué de lancer un appel aux usagers afin de veiller au maintien des nouvelles infrastructures, notamment par le curage et l'entretien des caniveaux, et de conserver les travaux exécutés par le système de la Haute intensité de main-d'œuvre. Elle a demandé aux chefs des fokontany de contrôler les permis de construire car, dans certains quartiers, les constructeurs ne respectent pas les normes et négligent le plan de drainage et d'évacuation des eaux.

 

Demi-satisfaction

La phase 2 du projet se poursuivra et les fokontany qui n'ont pas encore été ciblés en bénéficieront. Les résultats obtenus enchantent les habitants malgré quelques imperfections. Pour eux, c'est mieux que rien. Malgré les efforts déployés par la CUA, certains habitants se montrent ingrats. L'escalier-ruelle dans le fokontany d'Ambohimirary, construit en octobre 2013, résout partiellement les besoins des habitants.

"Auparavant, nous devions remonter nos pantalons et nos jupes pour pouvoir marcher sur les digues et lorsque les eaux montent, elles arrivent dans nos maisons et ne se retirent qu'au bout de trois ou quatre jours. Un vrai calvaire. Heureusement que la commune a réhabilité la ruelle, ce qui facilite notre va-et-vient entre Nanisana et Ambohimirary", témoigne Fleurette Ravoniarisoa, lavandière.

Si les uns louent les travaux finis, les autres arrivent toujours à trouver un petit défaut, celui qui leur permet de critiquer. Patricia Hortense, commerçante dans le quartier souligne l'absence d'éclairage dans son secteur. "Dans notre quartier, l'insécurité est invivable. Il ne faut pas traîner dans les ruelles au-delà de 19 heures, sinon vous risquez d'être dépouillés de tous vos biens. Même à midi, les détrousseurs attaquent des collégiens. Nous souhaitons que la commune installe le courant électrique en même temps qu’elle construit des ruelles pour que les usagers ne s'inquiètent plus de jour comme de nuit", déplore-t-elle.

Un technicien de la société chargée de l'ouvrage explique que, dans l'ensemble, son entreprise ne prend pas en main l'électrification car il s'agit d'un autre service non inclus dans le projet. Il conclut en signalant que les habitants n'ont le droit ni de toucher aux travaux finis ni de les modifier car les rectifications reviennent à la seule entreprise.

 

Farah Randrianasolo

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site