La situation de malnutrition à Madagascar empire

La situation de la malnutrition à Madagascar est alarmante. Elle se manifeste par plusieurs aspects, tels que l'insuffisance pondérale ou le retard de croissance. Les récentes études divulguées par l'Unicef montrent un taux de 48% d'enfants âgés de moins de cinq ans qui souffrent de ce retard.
Cette année, le thème de la Journée mondiale de l'alimentation (JMA) s'est porté sur «
 Des systèmes alimentaires durables au service de la sécurité alimentaire et de la nutrition ». La commémoration qui se déroule tous les 16 octobre, semble avoir échoué à Madagascar où les ménages rencontrent perpétuellement le problème d'insécurité alimentaire.

« Chaque ménage essaie d'accéder à l'aspect quantitatif et qualitatif de l'alimentation, néanmoins les familles, dans leur majorité, ne peuvent pas s'offrir des légumes et fruits variés. Ils se contentent du peu qu'ils peuvent acheter en raison du manque de moyen financier disponible. Pourtant, Madagascar est un pays béni avec les produits biologiques dont il dispose et il faut en profiter », explique Joséphine Raeliarisoa, brodeuse.
Le monde entier a célébré la JMA depuis 1981. Toutefois, plusieurs pays, notamment les moins avancés connaissent l'insécurité alimentaire voire la famine. Aujourd’hui, les dirigeants rejettent les fautes sur le changement climatique, sur la crise économique et politique. Depuis des années, les agences du Système des Nations unies ont joué toutes leurs cartes pour lutter contre la malnutrition, contre la faim. Pourtant, la situation empire, il n'y a aucune amélioration.

Ambitions
Comment bien choisir le système alimentaire durable? Comment lutter contre la famine? Pourquoi renforcer la sécurité alimentaire ? Comment réussir la lutte contre la malnutrition? Les techniciens et les politiciens tentent tous de répondre à ces questions en indiquant le lien important entre l'homme, son environnement, la production et la chaîne de transformation ainsi que la commercialisation.

Pour Lydie Raharimaniraka, directeur de la valorisation des ressources naturelles au ministère de l'Environnement et des forêts, la lutte de longue haleine qu'il faut mener relève de la synergie de toutes les parties prenantes incluant le public et le privé. L'homme vit dans l'environnement et le premier geste qu'il doit lui témoigner n'est autre que sa préservation.

« La solidarité de tous est importante dans ce cas. Nous notons que l'environnement se dégrade alors que la nature nous procure toutes les richesses dont nous avons besoin, notamment notre nourriture. Si nous abattons les arbres, cet acte entraîne le tarissement des ressources en eau qui alimentent nos cultures. La sécurité alimentaire commence ainsi par la conservation de notre environnement. Il ne faut pas attendre la campagne de reboisement pour planter des arbres. Ce devoir citoyen qui ne nécessite pas un grand fonds peut se faire en famille », propose-t-elle.
Le statut de Madagascar en tant que grenier à riz, berceau de la culture biologique pourrait l'emmener loin, mais avec l'incapacité de la population à atteindre l'autosuffisance alimentaire, le pays aura du chemin à parcourir pour lutter contre la famine et la pauvreté.


Farah Randrianasolo

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