Katraka au service des candidats au baccalauréat

Apprendre les leçons par des rythmes et des tempos. La direction des affaires sociales de la commune urbaine d’Antananarivo a organisé pendant trois semaines un cours d’appui « Faradoboka bac » au profit des candidats au baccalauréat de cette année. Les séances des 1er et 2, des 8 et 9 ainsi que du 16 août ont vu la présence de soixante-et-six élèves issus de différents établissements de la ville.

Les associations Katraka et Action des jeunes pour l’enseignement et l’éducation civique à Madagascar (Ajeecm) se sont alliées pour les soutenir. Ces cours diffèrent des autres car si certaines sessions prévoient la révision des matières scientifiques, celles qui se déroulent à l’école primaire publique de Soarano touchent particulièrement la philosophie, le français, l’anglais et l’histoire-géographie. Les élèves y apprennent les verbes irréguliers, la manière dont on compose une dissertation ou un commentaire parce que la plupart du temps, les candidats ne réussissent pas les épreuves de philosophie à coefficient quatre à cause des gaucheries en rédaction.

« Avec le canevas synoptique, les élèves seront en mesure de construire des phrases adéquates et ne perdront pas leur temps avec le souci d’être hors-sujet. Ce procédé leur indique les étapes à suivre dans la conduite d’une dissertation », rapporte Andrianarijaona Ravelonarivo, une des responsables de l’Ajeecm. Une lycéenne assistant au cours se déclare satisfaite des méthodes vulgarisées par les enseignants.

 

« Katraka »

L’approche « katraka » consiste en une nouvelle technique d’apprentissage, associant les leçons aux chants et aux rythmes. Haja Rafalimanana, artiste, a effectué des recherches pendant dix-sept ans pour aboutir à ses produits qui ont fait l’objet d’un agrément de l’Académie malgache et d’une signature de protocole de partenariat avec le ministère de l’Education nationale.

« Une pratique expérimentale s’est tenue l’année dernière, dans six établissements à savoir les écoles primaires publiques d’Antanimbarinandriana, d’Andrefan’Ambohijanahary, d’Isotry-Ampefiloha, les écoles privées Sainte-Thérèse, Piccolino et Farandole. La technique est applicable tant en science de la vie et de la terre qu’en calcul. Prenons l’exemple de la coupe d’une fleur. Avec les gestuelles, la mélodie et les légendes comme paroles, les élèves ne se tromperont plus sur la place du pédoncule, du sépale, du pétale, de l’étamine et du pistil. Il existe également un chant touchant trente-six formules et les unités de mesure », expose-t-il.

« Katraka » favorise ainsi le réflexe, le raisonnement et la rapidité en calcul mental. Cet artiste-chercheur a déjà composé des leçons en chansons épousant les rythmes salegy, slow, r’n’b, rock, rap et reggae. Les élèves du cours récitent fièrement les verbes irréguliers en entonnant en chœur « be-was-been ; do-did-done ; make-made-made ; take-took-taken ».

Farah Randrianasolo

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