Harimisa Razafinavalona

Visionnaire et optimiste du monde touristique

Jeune et dynamique, Harimisa Razafinavalona, directeur exécutif de l’Office régional du tourisme d’Analamanga (Ortana) incite les jeunes à se concentrer sur le développement de Madagascar en valorisant toutes les potentialités existantes.

 

La volonté, la passion et la conviction animent ce jeune père de famille. Ayant la fibre touristique depuis son enfance, Harimisa Razafinavalona s’est inspiré du métier de sa mère qui a servi pendant 35 ans Madagascar Air Tours, pionnier du tourisme à Madagascar.

Le diplôme de baccalauréat en poche en 1995, il est parti à l’étranger pour étudier le marketing, le droit des affaires et l’hôtellerie. « Je rêvais d’être chef d’entreprise touristique. Je peux dire que j’y suis parvenu parce que je gère un office qui s’apparente à une entreprise où il y a une mission à accomplir, un objectif à atteindre et des moyens à déployer pour réussir », résume-t-il.

Harimisa Razafinavalona admet qu’en matière de tourisme, la compétition et la concurrence pour la promotion des destinations requièrent de la créativité. Il a travaillé dans un hôtel quatre étoiles pour acquérir des expériences et il est rentré en 2008 pour servir le pays. « Ma femme et moi sommes déterminés à faire quelque chose pour la nation car en tant que citoyens malgaches, nous jugeons que notre contribution apportera un réel développement », expose-t-il.

Tous les deux ans, Harimisa Razafinavalona avait passé ses vacances à Madagascar et remarquait le changement qui s’est opéré. « L’attrait touristique s’est métamorphosé car auparavant, il n’y avait qu’un seul restaurant chinois, une pizzeria alors qu’à ce jour, les styles coréen, libanais, thaïlandais offrent leurs spécialités et nous remarquons l’extension des infrastructures hôtelières et le renforcement de la chaîne des restaurants. Les technologies facilitent la communication et les bus, le déplacement. Malgré la pauvreté, le tourisme s’ouvre vers le monde extérieur », ajoute-t-il.

 

Patrimoines

Avant d’occuper le poste de directeur exécutif, il a mis au service de Madagascar National Parks ses compétences en marketing. Une fois de plus, il reste persuadé que le pays peut retirer du profit à travers la mise en valeur des patrimoines naturel et culturel. Il aime particulièrement l’Isalo, la région SAVA et les Hauts-plateaux. On dit que le voyage forme et la tournée qu’il a effectuée en France, en Espagne, en Allemagne ainsi que dans d’autres pays, lui a permis de découvrir les cultures. « En Europe, le ‘satrana’ fait l’objet de décoration. Pourtant, cette plante se consume facilement chez nous alors qu’il existe des moyens de l’exploiter », relate-t-il.

L’office qu’il dirige répond à ces besoins en organisant des randonnées où les participants apprécient le monde rural et s’imprègnent de l’éducation au tourisme. Une manière de les inciter à avoir une vision de durabilité. Harimisa indique que les différents sites touristiques peuvent très bien verser une partie de leur prix d’entrée aux communautés de base de façon à ce que les fonds servent d’investissement en faveur de la construction d’infrastructures.

 

Optimisme

Harimisa Razafinavalona mise sur l’avenir du tourisme. « Je suis optimiste car si j’adopte l’esprit défaitiste, je ne serai jamais là. Nous sommes assis sur un diamant brut et il faut le tailler. Malgré le contexte économique difficile, Madagascar possède une grande potentialité au niveau de l’océan Indien. Il faut booster l’économie malgache pour que le tourisme ne souffre pas de la crise. Le tourisme pourvoit de l’emploi parce que les infrastructures et la politique d’aménagement progressent parallèlement avec le développement touristique et les retombées vont directement à l’éducation et la santé. Les jeunes doivent aller au fond et au bout de soi. Je n’ai jamais regretté d’être rentré chez moi », insiste-t-il.

Concernant le tourisme sexuel, le directeur exécutif de l’Ortana explique que la manière de s’en sortir réside dans le fait de se positionner sur le tourisme durable. Dans ce sens, le niveau de réflexion va vers la protection des enfants, des ressources, du bénéfice de la population locale tout en répondant aux besoins des clients en leur proposant l’authenticité, la qualité et la spécialité.

Harimisa Razafinavalona adore le voyage, le trekking et le trail. Il ne manque pas de participer aux différents raids, mais le trail le passionne. Il court les 60 kilomètres, mais espère rehausser son niveau incessamment. Il rappelle que les collines d’Analamanga présentent des terrains de pratique favorables parce que le relief et le paysage correspondent au trajet du trail.

Encore une fois, il encourage les jeunes à ouvrir leur esprit en voyageant. Il les exhorte également, en étudiant et en travaillant à l’étranger, à s’investir dans le développement du pays en abandonnant l’idée d’être de simples spectateurs.


Farah Randrianasolo

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