Exploitation : Code rouge pour les droits des enfants

La honte pour Madagascar. La vente des enfants, la pornographie impliquant des enfants ainsi que toute exploitation sexuelle des enfants à des fins économiques ne demeure plus un secret. De plus, ce déshonneur a été révélé au grand jour par une étrangère qui n'est autre que la rapporteuse spéciale des Nations unies, Najat Maalla M’jid au terme d’une tournée qu’elle a effectuée à Antananarivo, Toliara, Nosy Be et Toamasina.

« Les dangers engendrés par l’exploitation sexuelle des enfants ainsi que le tourisme sexuel sont palpables et tout le monde les tolère à cause de la pauvreté. L’exploitation a pris de l’ampleur depuis 2009, mais les personnes concernées n’osent pas les dénoncer de peur de la vengeance. A part cela, les auteurs ne reçoivent pas les sanctions stipulées par les lois en vigueur », a-t-elle restitué, vendredi à Andraharo.

Considérant ces propos, beaucoup seraient amenés à penser que les flagrants délits perpétrés sur des enfants se résolvent de manière simple avec possibilité d’arrangement avec les parents. « Je ne vise personne, mais je me demande pourquoi les dirigeants ferment les yeux devant une telle situation. Certes, les parents se réfugient derrière la dureté de la vie, mais ce n’est pas une raison d’accepter que leur fille monnaye son corps contre une modique somme qui n’assure même pas tout son avenir. Si seulement l’Etat préconise l’éducation gratuite, toutes les jeunes filles seraient à l’école pour prendre en main leur destin », s’est indignée Vahatra Ramilihanta, enseignante.

Elle propose que les dirigeants raffermissent leur volonté politique afin de primer l'intérêt supérieur de l'enfant qui mérite une bonne éducation. Cela lui permettra d'avoir une bonne conduite et de refuser les propositions indécentes.

 

Mesures

Des associations, des organisations non gouvernementales, des réseaux de protection ainsi que des centres d’écoute ont déployé leurs efforts pour que la prévention et la lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants ne soient pas vaines. Or, leur prise en charge reste une préoccupation minime. Le budget de 0,68% alloué au ministère de la Population et des affaires sociales en témoigne. La rapporteuse spéciale des Nations unies recommande l’engagement de tous les secteurs dans l’éradication de l’exploitation sexuelle des enfants.

« Il s’agit d’un travail de longue haleine nécessitant de sérieuses structures chargées de bilan et de rapport, l’adoption d’une politique socioéconomique durable favorisant la protection sociale », a-t-elle insisté.

D’après elle, la lutte relève du tourisme responsable qui respecte les valeurs morales et humaines tout en impliquant les pays d‘origine de ces voyageurs compromis dans le tourisme sexuel. Cette synergie garantira la protection des droits de l’enfant permettant aux parents de croire en leurs enfants, aux parents et à l’entourage de rapporter les cas aux instances concernées et à la justice d’appliquer les lois pour que les criminels ne s’en sortent pas facilement.


Farah
Lu sur L'hebdo de Madagascar

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site