Corruption

Open Space en vogue! La transaction d'argent et de dossier à visage découvert résout le problème de corruption au niveau du bureau du premier arrondissement de Soarano.

 

Le Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) a émis les résultats de l'année dernière concernant les cas de corruption enregistrés et les statistiques révèlent des chiffres alarmants dans le secteur des collectivités territoriales décentralisées avec un ensemble de 219 doléances, dont 50 pour Antananarivo. « Sachons que les collectivités décentralisées offrant des services de proximité travaillent étroitement avec la masse. En termes simplifiés, la corruption se traduit pas le trafic d'influence et l'offre d'argent dans l'illégalité. Cet acte existe parce que les clients et les prestataires acceptent de jouer le jeu », précise Serge Rakotomavo, délégué du premier arrondissement.

Pour une histoire de Ar 100 et Ar 200, les concernés s'aventurent dans cette pratique alors que n'importe quelle difficulté en matière de signature, de paperasses et d'entretien pourrait être traitée facilement. Voilà pourquoi, l'initiative d'aménagement d'un open space a vu le jour dans le bureau de Soarano. « Cette idée nous convient parce que tout le monde se rencontre et toutes les actions se dévoilent. Vive la transparence. On évite le va-et-vient, la longue attente, on passe à la caisse et le papier est prêt », confie Clémentine Raveloarison, une des usagers du bureau.

 

Éducation à la citoyenneté

Le standard de service basé sur la transparence aide le responsable de l'arrondissement à parvenir à la bonne gouvernance. L'open space consiste de ce fait à enlever la crainte des usagers sur la fréquentation des bureaux administratifs. « L'image des collectivités décentralisées est ternie par la fait qu'il faut attendre les signatures. Les prestataires devinant l'empressement des clients leur proposent une 'contrepartie'. Chez nous, tout se fait dans la clarté. En mon absence, je confie à mon adjoint toutes les signatures des documents et cela se procède dans la grande salle au vu et au su de tous et on ne doit pas remettre à demain ce que l'on doit faire aujourd'hui », poursuit le délégué. Cette procédure devrait susciter le courage de dénoncer les cas de corruption de la part des usagers. Dans cette optique, Serge Rakotomavo mentionne l'éducation à la citoyenneté qui fait défaut. Le public ignore ses droits, devoirs et obligations et ne sait pas ou s'orienter. Ce dernier commente que cette éducation citoyenne commence à la base, c'est-à-dire, dans la famille. Il affirme que l'éducation se transmettra mieux dans un foyer parce que les enfants seront les adultes de demain, futurs responsables des collectivités territoriales décentralisées et usagers.

 

Farah Randrianasolo

 

(Lu sur L'Hebdo de Madagascar)

 

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