Conservation : Le « Trust fund » fait ses preuves

Transparence et durabilité se marient dans la conservation. La gestion des aires protégées fait appel à la bonne gouvernance sachant que les fonds octroyés pour la mission de conservation devraient parallèlement répondre aux besoins des populations environnantes. La Fondation pour les aires protégées et la biodiversité des Madagascar, considérée comme « Trust fund », a conclu mardi une convention avec ses partenaires, dans le but de renouveler la confiance mutuelle établie pendant plusieurs années.

« La fondation a alloué plus de 64% de financement. La convention signée vise l’inclusion de plusieurs nouveaux sites dans le Système des aires protégées de Madagascar. A travers le zonage et le bornage, la délimitation exige qu’aucune société ne soit autorisée à y mener une exploitation minière. Dans ce sens, chaque activité de développement palliera la conservation », soutient Beboarimisa Ralava, directeur exécutif de la Fondation.

Les communautés de base, vivant dans les sites d’intervention des gestionnaires de projet, figurent ainsi parmi les acteurs de conservation qui concourent à l’ultime objectif d’obtention d’un statut définitif de protection.

 

Synergie

Madagascar National Parks (MNP), Peregrine Fund, Wildlife Conservation Society, Missouri Botanical Garden et Asity Madagascar ont bénéficié de l’accord de financement au titre de l’année 2014. Guy Suzon Ramangason, directeur général de MNP, lance un appel à tous les scientifiques et naturalistes qui devraient servir l’environnement. Hasina Ramananarivo, professeur de sciences dans un lycée public, approuve ce point de vue.

« J’ai travaillé comme consultante pour une société minière, avant de rejoindre d’enseigner. Les activités menées dans les forêts, d’Andasibe à Toamasina, m’ont écœurée et j’ai dû abandonner ma mission pour me consacrer à l’éducation de jeunes lycéens, pour leur indiquer le bon chemin de la protection et de la préservation de l’environnement, le berceau de l’humanité », témoigne-t-elle.

Elle ajoute que les jeunes qui s’investissent dans les filières scientifiques, telles que les études agronomiques, les sciences naturelles, la physique et la chimie, peuvent déjà tracer leur voie et se spécialiser dans divers domaines de l’environnement.

« L’environnement décrit un vaste champ. Un jeune scientifique a le choix entre devenir un géologue, un hydrologue, un primatologue, un océanographe, un forestier ou un pharmacologue. L’un ou l’autre, il sera toujours en contact avec un élément de la nature », conclut-elle.

 

Farah Randrianasolo

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