Chrystel Raharison : Une spécialiste du vintage

Chrystel Raharison : Une spécialiste du vintage

Chaque photographe a sa spécialité. Si les uns éprouvent une passion pour les sports, le journalisme, les autres penchent pour la mode, le paysage ou le portrait.

 

Chrystel Raharison a choisi le pseudonyme « Krees Raharison » dans ce métier qui lui a ouvert les portes de plusieurs partenaires voilà deux ans. Dans la famille de Krees, l’art coule dans les veines. Son père est musicien et sa mère mordue de broderie et de peinture. Tous deux ont transmis à leur fille la chaleur de l’art, comme un héritage et la régénération d’une deuxième vie.

« De l’âge de 8 ans jusqu’à 13 ans, j’ai commencé à dessiner des portraits et à peindre des paysages. Puis j’ai étudié l’art graphique à l’Ecole supérieure de multimédia et, de ce fait, j’ai travaillé sur tout ce qui est création graphique et conception publicitaire, telles que les affiches, les logos », lance-t-elle.

Cette jeune femme qui avoue aimer énormément l’art, brûle d’une grande passion pour la musique et la photographie. Elle joue aisément du piano, de la guitare, de la batterie et des percussions. Elle témoigne que la musique reste indissociée de la photographie et c’est à la suite d’un concours de photos avec Sarinao en 2009, qu’elle s’est tournée vers la photographie. Après cette première aventure, elle a reçu l’année suivante son premier appareil photographique et profitant de ses vacances d’été en France, elle a shooté des paysages.

 

Prestations

C’est à partir de 2012 qu’elle a été contactée pour réaliser des prestations et elle s’est imposée dans la mode, le culinaire et le portrait. Au début de cette année, elle a participé à une exposition à l’Institut français de Madagascar sur le thème « Regard pluriel » partagé avec cinq autres photographes. De fil en aiguille, la jeune photographe a évolué sur le plan technique et professionnel.

« J’ai tissé des relations avec les entreprises et les services traiteurs, ce qui m’a permis d’enrichir mes expériences. Je n’ai suivi aucune formation en photographie, mais j’ai eu l’occasion de bénéficier des partages des aînés et je me documente beaucoup sur internet. Dommage qu’il n’y a aucune école de photographie à Madagascar », enchaîne-t-elle. Les compositions de Pierrot Men et d’Anastassia Volkova, photographe russe, impressionnent Krees. « Même si c’est du noir et blanc avec Pierrot Men, toutes les photos véhiculent une expression », admire-t-elle.

 

Propre style

Krees aime la simplicité. Dans son style, elle a opté pour l’effet Vintage qui marie les couleurs fades et douces avec la sensibilité et la force. C’est pour cette raison qu’elle n’est ni dans l’animalier ni dans le sport. Elle consacre également plus de temps à la musique et au billard. Elle compose ses propres titres, mais ne pense pas encore à la diffusion.

Elle ne pratique pas le sport et confirme que le fait de transporter son appareil photo et ses accessoires constitue déjà un exercice physique.

Côté cuisine, elle fond devant les plats malgaches et chinois. « J’adore les plats sucré-salés et laqués. J’aime cuisiner, mais je ne suis pas patiente, alors je me délasse avec Top Chef, Master Chef ainsi que les programmes qui parlent de gastronomie et d’art culinaire », renchérit-elle. Elle raconte que les membres de sa famille lui en veulent lorsqu’ils mangent ensemble dans un restaurant parce que la photographe passe une heure pour apprécier les plats sous toutes leurs facettes.

Malgré son jeune âge, Krees se révèle être une âme généreuse et responsable. Son domicile sert de centre d’écoute et de partage en faveur des enfants et jeunes défavorisés de Talatamaty et de ses environs. Tous les mercredis et samedis, accompagnée d’autres moniteurs, elle donne à ses protégés des cours bibliques, de chant, de savoir-vivre et de politesse, sans oublier l’appui nutritionnel qui renforce le physique.

De nature réservée et très discrète, cette membre de l’Union des photographes professionnels de Madagascar fait aussi partie de She Photography, 100% féminin. « Fandresena, Nanouh, Johary, Hoby, Anjaratiana et moi avons créé ce groupement dans le but de prouver que la femme a sa place dans la photographie en mettant en exergue le professionnalisme et l’originalité », conclut-elle.

En perspectives, Krees envisage d’organiser une vente-exposition de ses propres compositions et surtout des inédites. Celle qui a fait ses premiers pas dans la photo avec un moyen de gamme, ambitionne d’aller loin en dépassant le Canon 5D qu’elle exploite maintenant.

 

Farah Randrianasolo

 

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