Bas quartiers

« Une grande première dans notre fokontany car une sensibilisation sur l'hygiène s'amorce dans un quartier défavorisé », commence Aina Ramaronjanahary, ménagère et mère de trois enfants et habitant le fokontany de Manarintsoa Afovoany.

Le premier arrondissement conduit par son délégué Serge Rakotomavo a mené une campagne de proximité dans ce fokontany. Cette sensibilisation englobe trois activités devant mener au développement local, individuel et collectif. Consultation et soins médicaux gratuits, sensibilisation sur l'Ezaka Kopia ho an'ny Ankizy, matraquage sur le mariage civil, telles sont les animations qui se sont tenues sur les lieux mercredi 9 mai 2012. « Nous savons pertinemment que dans les quartiers défavorisés, l'insalubrité reste maître et cela entraîne des maladies. Dans cette campagne, nous essayons de trouver des solutions radicales avec les départements de la Commune Urbaine d'Antananarivo à savoir le Samva, la direction des affaires sociales et celle de l'assainissement urbain. Nous pensons que les bacs intermédiaires solutionnent la collecte d'ordures ménagères dans les quartiers car les grands bacs métalliques gênent la circulation. L'initiative locale, dans ce sens, consiste à inciter les chefs fokontany à concerter sur les manières dont ils vont procéder pour transvaser les déchets des bacs intermédiaires vers les grands bacs », a souligné le délégué du premier arrondissement.

 

Droit à la santé et à la propreté

La plupart du temps, la direction des affaires sociales et de la santé publique de la Cua recensent des maladies liées à la pollution urbaine. Le Dr Hajatiana Raharinandrasana souligne que 60% des consultations dans les dispensaires d'Antananarivo évoquent des cas d'infections respiratoires aiguës. Il semble que les habitants ignorent que l'air impur qu'ils respirent nuit à leur santé, d'où la profusion de la conjonctivite. Ils oublient que même les mains sales transmettent les microbes vers l'intérieur de leurs corps. « Nous apprécions ce geste car c'est notre droit de recevoir des soins. Vous savez qu'avec la pauvreté, nous n'osons même pas nous présenter devant un médecin de peur de payer les frais de consultations et les médicaments. Or, lorsqu'un citoyen tombe malade, il ne parviendra jamais à se concentrer sur ses activités et cela aura un impact négatif sur ses revenus étant donné que la plupart des habitants de tels quartiers s'orientent sur le travail saisonnier et occasionnel », se désole Naivo Rakotomanadresy, manutentionnaire.

Cette campagne sur l'hygiène sera menée dans les 44 fokontany du premier arrondissement. Pour l'instant, dix fokontany disposent de la structure de maintien de l'hygiène et de la propreté. Chez les uns, l'organisation est impeccable et chez les autres, beaucoup reste à faire. Les ordures qui s'entassent hantent la population urbaine mais la gestion des déchets occupe maintenant la première liste de la commune quant aux activités prioritaires.

 

Farah Randrianasolo

 

(Lu sur L'Hebdo de Madagascar)

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