Atsinanana et Analanjirofo

Un frère indien, Edwin Joseph, a créé en 2000 l'organisation non gouvernementale St Gabriel pour lutter contre la propagation du choléra dans la ville de Toamasina. Il a par la suite étendu ses interventions dans plusieurs domaines : l'alphabétisation des adultes, l’apprentissage en informatique, l’adduction d’eau potable, le microcrédit et la formation agro-pastorale au service des plus vulnérables. Ces diverses actions visent à atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) dans la localité ainsi que dans les régions Androy et Vatovavy Fitovinany.

Cette organisation a également mené une croisade contre l’analphabétisme depuis 2001 mettant en place 15 centres d’alphabétisation permettant à 10 000 personnes de s’initier à l’écriture, à la lecture et au calcul, un apprentissage dont elles ont besoin au quotidien. Des apprenantes du centre de Mangarivotra Nord jouissent par exemple, du programme qui inclut le volet microcrédit leur permettent d'avoir des activités génératrices de revenus telles que l’agriculture, la pisciculture et le petit commerce pour améliorer leurs conditions de vie.

L’organisation apporte également une solution au problème d’accès à l’eau potable via un système de traitement d’eau dans quelques fokontany des deux régions. Avec la technique de forage de puits, les populations locales peuvent acheter de l’eau moyennant Ar 500 pour une quantité de 20 litres.

L'ambassadeur de l'Inde, SEM Azad Singh Toor, a effectué, la semaine dernière, une descente à Toamasina pour constater de visu les actions sociales de son compatriote. « J’apprécie vraiment les réalisations de mes compatriotes à Madagascar que je considère aussi comme des ambassadeurs de mon pays. J’encourage l’équipe de St Gabriel à continuer ses efforts et je vais voir comment raffermir davantage la coopération entre l’Inde et Madagascar par le biais des activités comme le renforcement de capacités du staff et des apprenants en informatique ou encore d’autres projets de développement au bénéfice des populations vulnérables », a-t-il déclaré. Ce dernier a été impressionné par les résultats obtenus pour la campagne d'hygiène Sans Défécation à l'Air Libre (SANDAL). Cette pratique bien qu'étant traditionnelle a touché 34 000 personnes qui ont petit à petit abandonné ces pratiques dans les régions Atsinanana et Analanjirofo.

Farah



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