8 mars 2012

A l'instar des femmes du monde entier, les femmes malgaches ont aussi célébré ce jour la journée internationale de la femme portant sur le thème « L’autonomisation des femmes rurales et leur rôle dans l’éradication de la pauvreté et de la faim, le développement et les défis actuels ».

Les femmes de tous les rangs et de toutes les spécialisations brillent en exhibant leur savoir-faire. On se souviendra particulièrement d'Arivelo Marguerite, une des représentantes des femmes de la région Atsimo Atsinanana qui raconte que dans cette région, les femmes n'ont pas eu leur place à cause de la discrimination engendrée par la culture. « Les femmes n'ont pas droit à la parole, les filles n'ont pas la même chance que les garçons de fréquenter les écoles car elles sont considérées comme faibles donc vouées aux tâches ménagères », souligne-t-elle. Le Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud) intervenu dans le fokontany d'Anosikely, district de Farafangana a permis aux femmes de cette localité de bénéficier des compétences en matière d'agriculture, d'artisanat et de pêche. « Lorsque les maris reviennent de la pêche, les femmes se charge du conditionnement. Elles procèdent au salage et fumage et les poissons séchés sont prêts à être commercialisés. Nous pouvons maintenant défier les hommes parce que nous participons également aux revenus pour améliorer les conditions de vie de nos familles », témoigne-t-elle.

 

Mention spéciale aux femmes rurales

On n'oublie surtout pas les femmes rurales, les principales actrices du 8 mars 2012. Leur autonomisation joue un grand rôle dans le développement. Le représentant résident du Pnud, Fatma Samoura a rappelé à tous qu'il est important d'investir dans les femmes et les fillettes dans le but de bâtir un meilleur lendemain. « L'autonomisation des femmes rurales est un signe d'engagement », poursuit-elle. Mais comment y parvenir ? Cette autonomisation découle de plusieurs facteurs à savoir une bonne éducation, une bonne santé et pourquoi pas une bonne sécurisation foncière et une sécurité irréprochable pour pouvoir produire. « A la campagne, les femmes prennent conscience de leur rôle et attribution dans la société. Elles n'attendent pas forcément leurs maris pour agir. Bien au contraire, nous soutenons ces derniers et leur montrons que nous sommes capables de faire quelque chose pour le bien-être de notre famille, donc, nous bougeons. Le travail de la terre ne nous trahit jamais », détaille Harisoa Ramenanjara, une agricultrice du district de Manjakandrina. Cette mère de famille ajoute que son mari et elle se concentrent sur l'agriculture et l'élevage pour supporter les coût d'éducation de leurs enfants, un bien qu'ils n'ont pas hérité de leurs parents. Le Président de la Délégation Spéciale de la Commune Urbaine d'Antananarivo évoque que les femmes rurales sont les gardiennes des connaissances traditionnelles de la terre et de l'environnement, une opinion qui mérite d'être soutenue car sans la population rurale, la masse urbaine ne se ravitaille pas en nourriture.

Qu'elle soit artisane, agricultrice, artiste, sportive, bureaucrate, politicienne, personne âgée, en situation de handicap, la femme est source de vie et fondement de la nation. Peu importe les océans, les déserts, les monts et vallées qui constituent des obstacles au parcours d'une femme, souvenons-nous qu'une femme déborde d'énergie et de détermination pour les affronter.

 

Farah Randrianasolo

 

 

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