Questions à Johanesa Niandonirina

« Les universitaires ignorent l’approche genre »

Jeune de deux ans, l’Association des Universitaires pour la Promotion du Genre (AUPG), essaie de faire comprendre à l’ensemble de la population de l’Université d’Antananarivo le fonctionnement de l’approche genre. Sa présidente, Johanesa Niandonirina étaie le processus d’intégration du genre dans les modules de formation.

 

Comment définissez-vous le genre ?

Gender, genre et miralenta décrivent des perceptions difficiles étant donné que nous ne parlons pas de chiffres et de statistiques et encore moins d’acrtivités. C’est plutôt un mode de vie et un état d’esprit qui accepte que le genre est intimement lié au droit, aux lois et au devoir. Prenons le cas de l’éducation où garçon et fille devrait jouir du même droit d’aller à l’école. Or, les parents ne font pas preuve de conviction que leurs filles méritent d’être éduquées, et cela compromet l’approche genre. Si l’Etat adopte, signe et ratifie une loi obligeant l’éducation des garçons et des filles, il doit en faire le suivi afin de contrôler si ces derniers sont tous impliqués dans le système scolaire.

 

Quel est le rôle de l’association dans la promotion du genre ?

L’association a vu le jour en marge d’une formation sur le genre et la participation citoyenne. Quelques membres ont décidé de créer l’AUPG pour promouvoir le genre dans le milieu universitaire en incluant les étudiants, les enseignants et les membres du personnel administratif.

 

Quelles procédures avez-vous entamé pour que les cibles s’intéressent à cette intégration du genre ?

Nous avons tout d’abord sensibilisé les étudiants des cités, surtout ceux vivant en concubinage parce que les universitaires ignorent l’approche genre. Le garçon et la fille étudient toux deux alors que les travaux ménagers sont toujours assignés à la fille. Nous leur demandons de partager toutes les responsabilités. Il y a également les personnes qui optent pour la promotion ‘canapé’ et le harcèlement sexuel et nous les conscientisons sur inefficacité et la futilité de ces pratiques.

 

Côté enseignement, de quelle manière intégrez-vous le genre dans la formation ?

Jusque là, nous appuyons les recherches sur le genre en encadrant et accompagnant les étudiants. Nous comptons l’intégrer dans le cursus mais il faut encore réaliser l’étude de faisabilité.

 

Propos recueillis par Farah Randrianasolo

 

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