« Le développement durable va au-delà de la gestion des risques »

« Le développement durable va au-delà de la gestion des risques »

Le diplôme de master en gestion des risques et des catastrophes (DMGRC) constitue une formation en troisième cycle du département de l’économie. Tiana Mahefasoa Randrianalijaona, directeur du DMGRC clarifie que les connaissances et les outils acquis contribuent aux efforts de prévention et de gouvernance durable pour le bien du pays.

 

. Pouvez-vous nous dire davantage sur le DMGRC et à qui s’adresse-t-il ?

Il consiste en une formation de dix-huit mois au sein de la faculté de Droit, d’économie, de gestion et de sociologie (DEGS), dont douze mois de cours en salle et six mois de recherche, suivis d’une soutenance. La formation est destinée à tous les professionnels et aux maîtrisards qui veulent approfondir leurs connaissances. L’admission se fait par sélection de dossiers et d’un entretien individuel. En ce moment, nous entrons dans l’ère du système Licence-master-doctorat (LMD), le niveau de Bachelor permet à tout étudiant de se porter candidat. Parmi les professionnels, nous avons recensé des médecins, des militaires, des ingénieurs agronomes, bref, des acteurs du secteur public et privé.

 

. On parle de risques et catastrophes, quelle est la différence entre la gestion des risques et des catastrophes et la réduction des risques de catastrophes ?

La GRC parle de la gestion de l'ensemble sachant qu'une catastrophe définit des risques réalisés et dans la mesure où la gestion des risques, limite une catastrophe. Tandis que la gestion des risques de catastrophes nous renvoie à la Réduction des risques et des catastrophes (RRC), c'est-à-dire, travailler sur la prévention et la préparation, réduire les impacts et la vulnérabilité des populations.

 

. Qu'est-ce qui vous a motivé à introduire cette formation?

En 2010, il y eut peu d'experts formés sur la GRC et la RRC car la plupart du temps, c'est au moment de leur première imprégnation dans le concept qu'ils commencent l'apprentissage. Par conséquent, ils ne maîtrisent que l'urgence de la GRC et prendront du temps pour dominer la RRC. L'intégration de la GRC nous conduit au réel développement durable car dans le contexte actuel, il convient de dire Gouvernance des risques et des catastrophes qui va au-delà des techniques et des financements. Voilà pourquoi, la formation nous inculque une culture du savoir. Dorénavant, nous dirons "aléa naturel" et non "catastrophe naturelle". Les Malgaches qui ne pouvaient pas contrer les catastrophes engendrés par les cyclones disent que c'est tout naturel parce que les tempêtes viennent du ciel, donc, il s'agit d'une catastrophe naturelle. Ce n'est pourtant pas le cas. C'est l'aléa qui est naturel et la catastrophe est déclarée lorsque les inondations drainent les infrastructures, dévastent les champs de culture et ôte des vies humaines.

 

Propos recueillis par Farah Randrianasolo

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