« La consultation publique encourage la bonne gouvernance »

La plate-forme de la société civile pour l’environnement dans la région Atsimo-Andrefana « Fatidràn’ny Ala Maiky sy ny Riake (Famari) a été créée en 2010. Yvan Beza Zafimbahiny, président de la confédération, présente sa mission comme une articulation de la promotion de la bonne gouvernance et la transparence.

 

. Qui sont membres de la plate-forme ?

Famari regroupe une soixantaine d’associations réparties dans 115 communes des districts de Toliara I et II, de Sakaraha, de Betioky, d’Ampanihy, de Beroroha, d’Ankazoabo, de Benenitra et de Morombe.

 

. Quelle est sa mission ?

Elle a été fondée pour encourager l’instauration de la bonne gouvernance environnementale ainsi que la gestion durable des ressources naturelles dans la région Atsimo-Andrefana. Pourquoi Fatidrà ? Car nous faisons partie de l’environnement et nous sommes liés à la nature. Ala Maiky détermine la nature de forêts sèches typiques de notre région, celles qui, malgré l’aridité, survivent pendant plusieurs mois avant l’arrivée des pluies. Riake, par ailleurs, est en relation avec les ressources halieutiques, dont les tortues de mer également appelées « fano ».

 

. Vous parlez de bonne gouvernance, quelle est la situation de l’environnement dans votre région ?

A l’heure actuelle, l’exploitation illicite de pierres précieuses et de pétrole font rage dans ces districts. Les compagnies concernées par cette exploitation illégale et les petits exploitants de pierres précieuses irréguliers transgressent les lois et négligent la consultation publique qui devrait être leur première obligation. Comme cela, les populations locales savent tout ce qui se passe dans leurs communes respectives.

 

. Où peut-on trouver ces différentes ressources ?

Le pétrole, l’ilménite, le calcaire, l’or et le saphir existent un peut partout, de Fotadrevo, de Salala, de Bezaha jusqu’à Lazarivo, Soamanonga, Benenintra, Ejeda, Beahitra, Gogogogo, Vohitany et Beray. L’ensemble du territoire est tellement vaste qu’il nous est difficile de recenser les exploitants, les blocs pétroliers et les carreaux miniers. Il importe ainsi d’impliquer le public dans la gouvernance pour qu’il prenne conscience de ses responsabilités envers ses ressources.

 

. Quelles mesures avez-vous prises pour l’effectivité de la bonne gouvernance environnementale ?

Il y a eu l’arrêté régional sur les industries extractives en 2012 et nous avons participé à l’élaboration d’un arrêté régional sur l’accès à l’information entre l’Etat, le public et la société civile, adopté en octobre et d’un autre arrêté régional sur la protection des tortues terrestres et marines. Avec les autorités locales, nous avons pu homologuer en novembre le « dina » sur la protection des tortues. Ce n’est qu’un début et nous espérons avoir l’engagement des sociétés minières dans la consultation publique pour qu’aucun doute ne plane sur leurs activités et que chaque localité bénéficie des impacts positifs des diverses exploitations.

 

Propos recueillis par Farah Randrianasolo

 

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